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ressentimens aux personnes qu’on aime. Fai-tes-moi l’honneur de croire les miens vérita-bles ; & de ne pas prendre pour un simplecompliment les protestations que je vous faisd’étre toute ma vie ,
Votre très-humble & très-obéïffaat Serviteur.
A MONSIEUR
DE PINCHENE,
Sur la mort de sa Mère.
J E vous plains , je me plains ; mais que fer -vent les plaintes ? Consolez-vous, je vousen supplie, Monsieur ; Mademoiselle votreMère est heureuse : & généreux comme vousétés, il seroit étrange que vous fussiez moinstouché de fa félicité , que de votre perte.Vous avez eu le loisir de la récompenser desfoins particuliers qu’elle a pris de votre édu-cation, & de rétablissement de votre fortune.Elle a eu des joies longues & durables, devous voir estimer comme un Homme d’elprit& de probité. Sa mort a été toute Chrétien-ne , & elle étoit arrivée à un âge, où lespersonnes raisonnables n’ont guères Rattache-ment à la vie. Si ces raisons n’adouciffent vo-tre chagrin, le tems en aura la gloire. Mais,Monsieur, il vous fera plus honorable de leprevenir, & si j’étoi^ auprès de vous, je tâ-cherois de vous y aider, ou plûtòt j’auroisl’avantage de profiter de votre exemple, &de vous témoigner autrement que par des pa-roles , que je fuis,
Monsieur,
Votre très-humble, &c,
A MON-