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mortelles marques de cet amour fans mesure,qu’elle eut toujours pour son Sauveur. Faut-il que ces Astres tombent, ou s’éteignent !Faut-il qu’une fleur si/ pure, si belle , passecomme une ombre ! Glorieux nom des Lumar.gués$ Famille trop fortunée , qui avez don-né au monde ce grand ornement de la VieReligieuse, soyez-vous bénie à jamais & duCiel & de la Terre !
L’Abbéde Cetisi.
E P I T A P H E
De Monsieur B a e d i n , de l’AcadémieFrançoise.
A Frète Passant, & pleure,il t’est mort un Ami,
Qui que tu fois,si tu l’es de la
Science & de la Vertu. C’est Pierre Bar Ain..digne de tout autre honneur, que de celuidu Tombeau; néanmoins console-toi ; tu n’enas pas tout perdu : il te reste la meilleurepartie de lui-même ; je dirois tout, si tu avoistout l’Honnéte- homme qu’il avoit commencéde former en son Lycée ; il ne manque delui que ce qui manque à cet Ouvrage : En-core peux tu l’achever, tu fais fa vie. Hé-las ! Elle fut terminée au quarante deuxièmean de son âge. .Je n’ofe dire avec malheur,puisque ce fût avec gloire. Voyant que sonBienfaiteur se noyoit, il se précipita pour lesecourir. 11 se perdit, & celui pour qui ilappréhendoit, ne se perdit pas. Le péril futinnocent, & la crainte fut mortelle. Cet ac-cident te surprend, il ne le surprit pas, ilétoit toujours prêt, & fa mort soudaine nefit que lui épargner des douleurs , & que hâ-ter fa félicité. Mais j’ai tort de t’arrêter pour
t’appren-