PRÉLIMINAIRE. 75tion que ces deux surfaces font à peu prèségales, il faudroit qu’il ne plût jamais enmer; & l'on fait qu’il y pleut autant quçfur terre, pour ne pas dire plus; pour. lorsau lieu de tìx quatorzièmes d’eau que cesexhalaisons produisent de plus que lesfleuves n’en absorbent , il s’en faudroitd’un quatorzième pour fournir à cettedépense. Si à ce déficit nous joignonsseau qui est absorbée par les végétaux oùelle fe fixe , & dont elle fait une bonnepartie de ia substance, on verra qu’il s’enfaut de beaucoup que les eaux fourniespar les exhalaisons de la mer, même por-tées à la quantité du résultat de l’expé-rience de M. Halley, soient suffisantespour égaler celles que les fleuves char^rient.
D’un autre côté , on fait que dans lesProvinces méridionales de l’Europe , &voisines de la Méditerranée , on jouitsouvent en été, pendant deux ou troismois, d’un temps serein : cependant fl lesvapeurs qu’on suppose s’élever de la mer,éroient successivement transportées dantfles terres, elles y formeroient pendanttouc ce temps un nuage de mille toisesde hauteur ; car d’après l’expérience deM. Halley, fur laquelle on fe fonde, l’I-