Band 
Tome quatrieme.
JPEG-Download
 

du Languedoc. 147d’Espérasa, sur la longueur de pfès dedeux lieues, feroient très-propres à uneplantation de mûriers qui y réuffiroienttrès-bien, pour peu qu’ils fussent soignés.Et lorsque nous ayons demandé pourquoion n’en faifoit pas un essai , on nous arépondu tout naïvement, que ce travajlétoit inconnu dans le pays : cela n’est passurprenant. Un peuple qui gémit dans ìebesoin , tombe infailliblement dans cettenonchalance qu'on appelle paresse, & quin’est au fond qu'une espèce d’inertie sou-tenue par le mal-aise, & dont on ne letirera que par l’exemple d’un peuple voi-sin qui sait se procurer ses aisances parun travail bien dirigé. Si j’étois le maître ,j’enverrois un nombre des infortunésqui nous occupent, à Valrogue en Cevè-nes, Ôí à l’Argentière en Vivarais. Là, ilsapprendroient à la fois , & fart de tirertout le parti possible des terres cultiva-bles , & celui de rendre fertiles les ro-ches escarpées ; & en peu d’années, jeferois des environs d’Alet un pays d'aisan-ce , taudis qu’il n’est qu’un pays de mi-sère (*).

f (*) Nous ne sommes pas le premier qui ait conçuCette idée de bienfaisance. M. l’Evêque d’Alet l’àvoit

K a