AFANT-PROPOS. ÌXtoit rappeilé une maxime d’un deleurs plus profonds penseurs, il y alieu de croire quelle n eût pointpoint donné lieu à la guerre rui-neuse quelle fait aujourd’hui à sescolonies. Cette maxime vaut bienqu’on la rapporte toute entiere : lavoici.
« Tant que nous aurons l’œil fur» conduite de nos colonies, & fur-» tout que nous serons attentifs à ce» qu’elles ne se fortifient pas trop» en vaisseaux de guerre & dans ce» qui a rapport au militaire ; quelque» autre forte d’accroissement qu’el-» les prennent, soit en richesses ,» soit en nombre d’habitants , il ne» peut tourner contre nous, ni ja-» mais être préjudiciable à cette» nation (d). » L’avis étoit bon. Ce-pendant cette nation, si éclairée furles véritables intérêts, ce peuple depenseurs profonds, s’est conduit, onpeut le dire, un peu plus mal à touségards, que celui dont il dit qu’il
(<r) Davenant’s, Dlscurse on tke Plantation trade.