AMERICAINES. II
vue cl’une multitude d’indiens accouruspour voir les vaisseaux Espagnols, dontils n’avoient nulle idée.
Ce peuple paisible, ayant.remarqué queles Castillans paroissoient faire cas du co-ton & des perroquets , leur apporta del’un la charge d’un navire, & de ces oi-seaux autant qu’il en put donner. Colombfit donner de son côté , à ces bons insu-laires , quelques verroteries , dont ils pa-rurent très-satisfaits.
Les Espagnols ayant apperqu aux oreil-les & aux narines de ces Sauvages quel-ques plaques d’or , ils leur demanderentpar signe d’où leur venoit ce métal. Lesinsulaires répondirent en leur montrantle midi ; ce qui détermina Colomb àfaire voile de ce côté.
II découvrit dans fa route beaucoupd’îles , auxquelles il donna divers noms.Quelques insulaires de celle de Saomotoconsentirent à lui servir de guides. L'a-miral accepta leurs offres avec d’autantplus de plaisir, qu’il se flatta qu’en leurapprenant la langue Espagnole , il en ti-rerait par la suite la plus grande utilitépour les vastes desseins que fa découvertelui saisoit concevoir.
La caravelle que montoit AlphonsePinqon, s’étoit séparée de l’amiral ; lecommandant de ce navire s’étoit flatté de