AMERICAINES. 297chure du fleuve Rio de laPlata, où ilsavoient fondé la ville de l’Assomption dansle voisinage des montagnes où ils croyoienttrouver de l’or. Le danger continuel d’ê-tre massacrés par les Indiens qu’ils ne mé-nagement pas plus , quoiqu’éloignés desecours , le naufrage de plusieurs vaisseauxqui avoient péri, avec les troupes & lesmunitions qu’ils portoient, en voulant re-monter trop avant dans le fleuve, ne pou-voient les faire revenir d’une opiniâtretési funeste : il fallut les ordres les plus ex-près de la cour d’Efpagne , pour les dé-terminer à rétablir Buénos-Ayres.
Les Espagnols , assez multipliés dans leParaguay, s’y trouvoient assez forts pourcontenir ou repousser les peuples qui vou-droient s’oppofer à leur entreprise ; ausiin’éprouva-t-elle que de légers obstacles.Jean Ortiz de Zarate l’exécuta en cette an-née. Les petites nations qui se trouvèrentdans le voisinage de cet établissement,subirent le joug, ou se retirerent dans d’au-tres contrées, pour y jouir de leur liberté.Le rétablissement de Buénos-Ayres, étantdevenu un centre St un point d’appui pourla colonie , ne contribua pas peu à éten-dre la domination Espagnole dans le Pa-raguay ; Sc avec le temps on y a forméquatre grandes provinces, fqavoir, leTu-cuman, Santa-Cruz de la Siena , le Para-