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Tout ce que les commandants de lacompagnie Angloise rapportèrent à leurretour de la température du climat, de lafertilité du fol de la Caroline, du caractèredes Sauvages avec qui ils venoient d’en-trer en société , ne fit qu’encourager lesintéressés. Cette compagnie fit partir auprintemps suivant sept navires qui vinrentatterrir à la baie de Roénoque , ôí qui ydébarquèrent cent huit hommes libres, des-tinés à commencer un établissement. Cesgens ne se conduisirent point avec lesSauvages comme ceux qui les avoientprécédés. Les Indiens , outragés par eux,massacrèrent une partie de ces premierscolons ; St le surplus, ayant négligé depourvoir par la culture à fa subsistance ,étoit sur le point de périr de faim 8 í demisere , lorsqu’il lui arriva un libérateur.
A son départ d’Angleterre, Drake avoiteu ordre de mouiller au retour à la baiede Roénoque, pour donner aux colonsles secours dont ils pourroient avmr be-soin. Drake leur fit offre de leur fcfurnirles moyens de subsister en attendánt d’au-tres secours qu’il alloit solliciter pour eux ;mais le petit nombre de malheureux quiavoient échappé à des infortunes fans nom-bre tejetta ses offres, St demanda pour toute