AMERICAINES. 3 I 5habile &t active , qui sçavoit mettre à pro-fit les moindres fautes de ses ennemis. Lecélébré amiral François Drake avoir ré-pandu la consternation furies côtes de lamer du lud , & même fait dans la Ca-lifornie un établissement, auquel il avoirdonné le nom de Nouvelle Albion, commeprenant possession de ce pays pour la cou-ronne d’Angleterre. Son exemple fut suivide plusieurs de fes compatriotes, & en-tr’autres de Thomas Cavendish, qui, s’é-tant fortifié fur la côte, gênoit beaucouple commerce des Espagnols aux iíles Phi-lippines.
On cro.yoit encore dans ce teir.ps-là àl’existence du détroit d’Anian, qu’on pré-tendent donner un passage de l’océan At-lantique à la mer d u sud , près de Terre-Neuve : on craignoit que les Anglois nel’eussent trouvé ; & toute la côte depuisAcapulco jufqu’à Culiacan , & depuis Cu-ìiacan au nord , étant fans défense, on yétoit dans la plus grande consternation ,ainsi qu’en Espagne. On fçavcit que lesperles , qui étoient alors une denrée très-précieufe , abondoient dans ces mers ; &l’on craignoit de perdre cette brancheutile de commerce. A l’égard des motifspieux qu’on prête à Philippe lï de sonzele pour la propagation de l’Evangile ,de fa compassion pour l’aveuglement de