AMERICAINES. Zr)iiaùx pouf y construire des logements , seblottirent dans des trous qu’ils firent dansla terre , & y vécurent du bétail qui s’é-toit fort multiplié dans cette iíle à la fuitefans doute de quelque naufrage. La pêcheheureusement se trouva fort abondantedans ces parages, & devint pour eux uneressource de plus. Ils y resterent sept ans,oubliés de la nature entiere. On ne fçaitcomment le parlement de Normandieparvint à avoir connoissance de ces gensdélaiflés ; maisil est certain qu’ìl rendit unarrêt par lequel il fut enjoint au pilote Ché-todel de les aller rechercher, en l’autori-fant à prendre, pour s’indemnifer des fraisde sson armement, la moitié des cuirs que^ces gens-là auroient amassés. Le marquisde la Roche sollicita depuis vainementune nouvelle commission ; il fut constam-ment refusé , & le chagrin qu’il en conçutle mit au tombeau.
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Une seconde escadre Hollandoise , auxordres du vice-amiral Cordes , prit encette année la route du détroit de Ma-gellan. Elle toucha au port Désiré au moisde Septembre, & passa le détroit le I er Fé-vrier de l’année suivante. Ce navigateur,ainsi qu’Olivier Noort, fit le tour du globe.
LeNorinand Chauvin, excellent homme
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