AMERICAINES. Z2.Ylier, St suffisamment pourvues de ce quipouvoir être nécessaire, tant pour leur dé-fense que pour la culture des terres St lecommerce avec les nations voisines. La dis-grâce de Raleigh fit évanouir les espéran-ces qu’elle commençoit à donner, St lafit pour ainsi dire oublier pendant douzeans entiers. Enfin Gosnold, l’un des inté-ressés de la compagnie qui s’étoit forméeen 1584, voulut la visiter en cette an-née, St pourvoir à ses besoins.
Inexpérience que ce navigateur avoirdans son art, lui fit soupçonner qu’on n’a-voit point connu jusqu’alors la route laplus courte pour se rendre à la baie deRoénoque , St qu’on l’avoit inutilementallongée de plus de mille lieues , en pre-nant son chemin par les Canaries St lesiíles Antilles, pour remonter de-là auxcôtes de l’Amérique septentrionale, que lesAnglois nommoient alors du nOm généralde Virginie. Au lieu de descendre au sudcomme les autres navigateurs , il porta lecap droit à l’ouest ; mais, en arrivant furles côtes de l’Amérique , il se trouva plusau nord que ceux qui l’avoient précédé ,St qu’il ne falloir pour la latitude qu’ilcherchoit. La contrée où il vint atterrir,St qui fait aujourd’hui partie de la Nou-velle Angleterre , lui ayant fourni unequantité considérable de belles pelleteries,