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Cet établissement commençoit à pren-dre une certaine consistance; &ilyavoittout lieu d’en espérer des avantages con-sidérables, fans cette expédition de for-bans de la part des Anglois. On ne fçaitpar quelle considération la cour de Francene demanda pas raison pout-lors de ceprocédé atroce, &qui blessoit si ouver-tement la justice ; mais on ne voit nullepart qu’elle ait ni demandé ni cherchéà fe la faire : ce qu’il y a de constant,c’est que les Anglois n’en tirèrent d’autrefruit que celui de nctus avoir fait gratui-tement beaucoup de mal.
1604. ]e^ó»
En cette année Devaux , gentilhommeFrançois, qui connoissoit de quel avan-tage [il pouvoit être pour fa nation qu’oufît des établissements solides dans le Bré-sil , &c qui connoissoit parfaitement cepays , réveilla l’âttention du gouverne-ment fur cette fertile contrée. Henri IV,fe trouvant dans des circonstances plusheureuses que lorsque les premieres ou-vertures lui en avoient été faites , cédaaux pressantes sollicitations de Devaux.La Ravardiere y fut envoyé, & y fit suc-cessivement plusieurs voyages depuis cetteépoque jufqu’en 1609. Mais la mort tra-gique de Henri IV; les orages qui trou-