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de sa conspiration ne le rebuta pas. Sausí’aveu de la cour de Portugal, fans se-cours de fa part , il osa seul déployerl’étendard de la guerre.
Son nom , ses projets, ses vertus, ras-semblent autour de hû les soldats Por-tugais , les colons de cette nation , lesBrésiliens mêmes : son activité , son cou-rage , sa confiance , passent dans fous lescœurs ; il marche contre les Hollandois;il les bat, St poursuit chaudement ses avan-tages, fans laisser aux vaincus le tempsde se reconnoître. II éprouve quelquesdisgrâces qui ne servent qu'à développerdavantage sa fermeté Sc son génie pourles ressources. Enfin ses ennemis , n’osantplus tenir devant lui, se renferment daitsleurs murs. C’est dans ces circonstancesglorieuses où il reçoit du Portugal mêmedes ordres de s’arrêter. Cette couronne,qui fomentoit fous main l’afdeur des Bré-siliens à secouer le joug des Hollandois ,craignant que les armements considéra-bles qui se faisoient en Hollande ne laforçassent à une guerre qu’elle vouloir évi-ter , voulut de bonne foi étouffer le feude la guerre dans le Brésil.
Viéira, qui n’avoit pour la soutenir queles ressources qu’il s’étoit faites par soncourage Sc son crédit , ne crut pas de-voir entrer dans les vues de Jean IV, S t
Anccd. Améric , F f