AMERICAINES. 453
1648.
Dès cette année là Nouvelle Angle-terre se voioit dans un état florissant ; ■sa population montoit dès-lors de vingt-quatre à vingt-cinq mille âmes ; elle avoircinquante villes ou bourgs bien bâtis,quarante églises, un château, des forts,des prisons, des grands chemins, &c.La propreté des maisons , la beauté desrues qui ptoient bien pavées, la commo-dité des magasins, des ports, des quais ,le nombre des vaisseaux qui appartenoientaux habitants, celui des vaisseaux Euro-péens qui venoient y commercer, auroientpu faire douter raifonnablements de lanouveauté de ces établissements, si les da-tes n’en eussent pas été aussi évidemmentconnues qu’elles l’étoient. Tant l’industriehumaine peut faire de choses, à sombrede la liberté renfermée dans des bornes lé-gitimes !
1649. ]
La mort de Charles l , ou plutôt l’af-freux parricide qui mit le royaume de laGrande-Bretagne fous un joug infinimentplus dur que celui qu’elle vouloir éviter,augmenta la persécution contre les Ca-tholiques. Le lord Baltimore en sentit leeontre-coup dans le Maryland, dont, en