AMERICAINES. 48-»mencé à y faire. Trois de ses successeurs,s’étant mal conduits avec les Sauvages,furent massacrés ; & la colonie oubliéede la métropole ne fit que languir. LesAnglois y revinrent, Si s’en rendirent maî-tres en cette année. Ils s’en dégoûtèrent& l’évacuerent deux ans après. A peinel’eurent-ils abandonnée , que les Françoisy revinrent & la possédèrent vingt ans ;mais, foiblement protégées par le gouver-nement , la culture & la population n’yfirent que peu de progrès, &£ l’Angloisqui y revint les força de quitter leurs ha-bitations. La majeure partie des habitantsquitta ses possessions , d’autres fe réfugiè-rent dans les bois, prévovant que ce neseroit qu’une invasion passagère. 11s en ju-gèrent bien ; & l’Anglois étant parti, ilsreprirent leurs travaux. Une nouvelleguerre qui embrasa l’Europe entiere leurayant fait craindre une nouvelle inva-sion, ils fe retirerent dans les établisse-ments François qui pouvoient fe défendrele mieux. Alors il n’y eut plus de culturesuivie ni de colonie régulière. Quelquesnégociants de la Martinique y aboientfaire dubois, y entretenoìent des chantiersde construction , & cet état de langueurdura jufqu’en 1718.
Boisseret, D u Parquet & l’ordre de Mal-the, avoient acquis la propriété des Au-