Ameriçaines, 495
mener les Flibustiers morts ou vifs. Ceux-ci attaquent 6c enlevent ces deux vaisi/eaux , 6c font dire à ce gouverneur pré-somptueux , que s’il en a d’autres de ( trop,il n’a qu’à les envoyer, qu’on les attendraquinze jours ; mais que s’ils ne portentpoint d’argent, il n’y aura nul quartierpour les hommes. Michel 6c Brouage ap-prennent que , pour les tromper, on fait■embarquer sous pavillon étranger .des ri-chesses considérables , avec des forcestrès-inférieures ; ils les enlevent. Les Hol-landois osent dire à Michel qu’il n’eût pasvaincu s’il eût été seul. «Recommençons,»> dit celui-ci, mon compagnon fera spec-» tateur : si je suis vainqueur, je garda» vos deux vaisseaux. » Les Hollandoisn’oserent accepter le défi.
Le capitaine Laurent est surpris pardeux vaisseaux de guerre Espagnols, dasoixante canons ; chacun étoit garni dequinze cents hommes d’équipage. II pré-pare tout pour la défense , passe entr’eux,éclaircit tellement îes équipages en tirantà droite 6c à gauche , que ceux-ci n’osentcontinuer le combat contre cette poignéede gens intrépides, qui en se retirant rem-porte l’honneur de la victoire. Enfin lesEspagnols n’osent se hasarder sur les mers.Le système des Flibustiers changea , 6tils dfiyrapderent à la terre ce que la met;