AMERICAINES. 49Çleur dut le succès de cette entreprise, quieût été manquée par d’autres que par desFlibustiers. Pointis, qui avoir embarqué aumoins quarante millions , n’eut pas honte ,dès qu’on eut mis à la voile , de leur of-frir quarante mille écus pour leur part.Indignés de ce traitement, ils furent furiepoint d’aborder cet avare commandant,St de le massacrer , lorí'qu’un d’eux ditqu’il falloit le laisser, St aller chercherleur part dans ce qui restoit à Carthagene.Cet avis est suivi; on cingle vers cette ville;les Flibustiers y rentrent fans opposition,demandent cinq millions , menaçant delivrer tout aux flammes si on les refuse.Ils emportent tout ce qui restoit d’or, cPar-gent St bijoux , St plus d’un million d’ef-peces ; mais au retour , ayant été rencon-trés par les Espagnols St les Hollandois,une partie de leurs bâtiments fut coulée àfond , le reste regagna comme il put. Saint-Domingue. Depuis cette époque, l’histoirede PAmérique ne parle plus de ces cé-lébrés aventuriers.
On fera étonné que dans une pareillesociété, qu’on ne sçait comment quali-fier , il régnât un esprit de justice , d’hu-manité St de générosité, dont les mieuxpolicées n’ossrent pas de plus beaux traits.Dans les premiers temps, ces forbans seretiroient, les Anglois à la Jamaïque, les