AMERICAINES. 50?ses les plus florissantes n’ont encore pu seprocurer.
1667.] 4^»
En cette année les Anglois reprirentleurs projets de recherches d’un passagepar le nord-ouest & fur la baie de Hud-íon. Le gouvernement chargea de cetteexpédition Zacharie Gillam , qui y jettapour-lors les fondements du commerce quecette nation y a fait depuis, quoiqu’il aitété souvent interrompu & repris. II futle premier qui y lit un établissement, eny bâtissant un fort auquel il donna le nomde Charles ; & ce fut à des projets de deuxFrançois mal accueillis par leurs compa-triotes , que les Anglois durent cet avan-tage , qui devint depuis pour le commerceBritannique un objet considérable. Mé-dard Chouard Desgrofeillers , Sí PierreEsprit Radisson, furent les mobiles prin-cipaux de cet établissement. Sur les lu-mières qu’ils avoient reçues des Sauvagesqui habitoient près du lac des Mistaflins,ils conçurent qu’on pouvoit très-bien com-muniquer par mer avec les contrées sep-tentrionales du Canada, & en conséquenceils formèrent le projet d’y établir quelquecommerce. Ils s’en ouvrirent aux plus con-sidérables habitants de Québec , qui trai-tèrent leurs vues de chimériques. Ne trou-
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