AMERICAINES. fC>7nommé Saint-Thomas. Ils furent cVabordtraversés clans cette entreprise par les An-glois, fous prétexte qu’ils l’avoient déjaoccupée & défrichée. Le ministère Bri-tannique arrêta cependant le cours de cesvexations; & cette petite iste de cinq lieuesde long, fur'deux &í demie de large, vitformer successivement le peu de culturedont la qualité de son fol & son peu d’é-tendue peuvent être susceptibles. Un avan-tage singulier de cette iste, estl’excellencede son port, qui peut donner un mouillagesûr à cinquante vaisseaux au moins. Ellefut, du temps des Flibustiers, une retraitepour eux, & une place où se firent desmarchés tròs-importants.
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En cette année les François formerentun établissement à Cataracoui, qu’on ap-pella le fort Frontenac. II fut bâti à Feu-trée du lac Ontario , pour arrêter les in-cursions des Anglois & des Iroquois. Labaie de ce lieu servoit de port à la marinemilitaire marchande qu’on avoit for-mée fur cette espece de mer, où les tempê-tes ne sont ni moins fréquentes ni moinsdangereuses qu’elles le sont fur l’Océan.Au-dessus de ce lac est celui d’Erié , aveclequel il communique ; mais la navigation«n est interrompue par le Saut de Niar-