AMERICAINES. ÇIJrent plus longs qu’on ne l’avoit pensé, parmille incidents qu’il n’avoit pas été possi-ble de prévoir ; L-c il fallut attendre, pourconsommer le projet, que le temps & lesprécautions eussent amené les choses aupoint de maturité où il les falloit pouren assurer le succès; ce qui ne put avoirlieu que huit ou neuf ans après.
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Le gouvernement s’appercevoit depuistrèslong-tempsque la compagnie es iílesavoit multiplié ses fautes, en proportionde l’étendue des concessions dont on l’a-voit accablée , des íecours qu’on luiavoit accordés. La cour jugea donc encette année , devoir retirer le privilège decette compagnie , payer ses dettes, &t réu-nis à la masse de l’Etat des poílessions pré-cieuses , qui jusqu’alors lui avoient étépresque étrangères. Chaque colon crut alorspouvoir se livrer à l’espoir d’une fortuneprompte & rapide , & il y avoit lieu deî’attendre de leur activité de leur indus-trie ; mais, soit besoin ou ignorance dugouvernement , au lieu des avances qu’ileût dû donner aux cultivateurs, on imposasur chaque homme libre ou esclave unecapitation de cent livres de sucre brut;tribut fort onéreux en soi , & qui, leurôtant une grande partie de leurs récoltes >
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