AMERICAINES. 517gnols de la Trinité unis aux Sauvages ducontinent , rétabli par les Hollandois,chassés une seconde fois par les Anglois,ôe remis en possession de cette ifle parLouis XIV. Le génie peu agricole desHollandois n’y avoit pas fait prospérer laculture , lorsqu’en cette année la cour deLondres expédia une flotte pour s’en em-pare. Lres Etats-Généraux avertis en firentpartir une autre pour la défendre, & lesdeux escadres s’étant rencontrées à la rademême de cette ifle , engagerent un com-bat fl furieux, que les vaisseaux des deuxparts étoïent fans agrêts, fans mâts, fansmatelots pour faire la manœuvre , qu’onfe battoir encore. Douze bâtiments depart & cPautre coulèrent bas. Les Angloisperdirent moins de monde ; mais les Hol-landois eurent tout l’avantage de cettebataille ; puifqu’ils gardèrent l’ifle. LaFrance avoit eu en même temps des vuesfur cette possession. Le vice-amiral d’Etréesy descendit cette même année au mois deDécembre. Ellen’avoit plus de flotte pourfe défendre. Une bombe lancée du carnpdes François tomba furlemagafin à pou-dre , cju’elle fit sauter. Ce coup du hasardprivant les assiégés de leur plus importanteressource , il fallut se rendre à discrétion.Le vainqueur usa de ses droits avec toutela rigueur possible. Après avoir râlé les
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