AMERICAINES. 539coup de ceux qui leur correspondent enEurope. La baie de Hudson, par exemple,& la Tamise , sont presque à la mêmeélévation du pôle ; cependant les paysqu’arrose la Tamise jouissent d’un climattempéré , tandis que ceux qui environnentla baie de Hudson sont inhabitables , parla rigueur excessive du froid qu’y ressen-tent les Européens nés dans ,1’ancienmonde fous le même parallèle.
L’hiver dans la Pensylvanie est quel-quefois assez rude pour glacer la rivierecle Delaware ; & la chaleur n’y est pasmoins grande pendant l’été qu’en Italie , stelle n’y est plus forte ; & si des bises quis’élevent dans cette saison n’en tempé-roient l’ardeur, ilseroit difficile de la sup-porter. Ces sortes de vents frais viennentordinairement du sud-ouest dans cette sai-son : dans les trois autres, le vent vientpresque toujours du nord-ouest. Cette di-rection presque constante du vent, ex-plique très - naturellement la cause desgrands froids qui se font sentir dans laPensylvanie. Ces vents, en effet, passantfur des tacs immenses & des montagnescouvertes de neiges, telles que font cel-les du Canada , doivent se refroidir consi-dérablement avant d’arriver dans cetteprovince , & y apporter ce froid qui s’yfoit sentir si vivement , quoique à une la+