AMERICAINES. 541des lapins, des castors , des loutres , desécureuils , des chats sauvages, des pan-thères , des loups , des renards , desminks, des rats musqués , Sc l’animalqu’on nomme pêcheur. On y a transportéde l’Angleterre des chevaux, des bœufsSc du menu bétail. Ces especes y ont tel-lement multiplié , qu’un planteur ordi-naire ( c’est le nom qu’on donne aux co-lons dans toutes les colonies Angloises )a communément des troupeaux de quatreà cinq cents pieces de gros Sc menu bé-tail.
La volaille y est très - commune. Lescoqs Sc poules d’Inde y font d’une gros-seur extraordinaire, Sc du poids de qua-rante à cinquante livres. On y trouve engibier des lievres, des faisands, des fran-colins , des ramiers , des perdrix , dqxmerles , des cygnes, des oies Sc canardssauvages, des sarcelles, des beccaffines,des corlis, Sec.
La baie de la Delaware abonde en es-turgeons ^ en anguilles , en perches , enéperlans , Sc en une infinité d’autres espe-ces , dont l’énumération seroit ici super-flue. On trouve dans la Pensylvanie desmines de fer très-riches par l’abondancedu métal Sc fa qualité.
L’amour de l’humanité fut un des prin-cipaux motifs quiengagerent WilliamPenn