AMERICAINES. 569nues pelleteries , le tout estimé quatrecents mille livres au cours d’alors. Cetteperte n’étoit cependant que le produit delíHraite d’une feule année, puisque Ra-’disson, lors de son départ de la baie, enavoit transporté à Québec tout'ce qui s’é-toit trouvé en magasin lors de son arrivéedans ce pays.
1686.
Les François eurent recours aux armespour recouvrer ce qu’on venoit de leurenlever. Le chevalier de Troies alla, encette année , avec un détachement deFrançois, attaquer les établissements de lacompagnie Angloife. II les enleva tous , àla réserve du fort Nelson, & pilla les ma-gasins. Cette expédition, qui n'étoit qu’unereprésailles, fut présentée par les An-glois à l’Europe omme une hostilité ; &cGuillaume III, dans le manifeste qu’il pu-blia en déclarant la guerre qui suivit larévolution, en sit un de fes motifs, quoi-qu’il ne pût ignorer que les Anglois avoientles premiers provoqué les François , &que d’ailleurs ils ne s’étoient établis dansle pays qu’en empiétant fur les droits deleurs rivaux, & en détachant des sujetsde la fidélité qu’ils doivent à leurs sou-verains.