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de préjudiciable aux inrérêts de la GrandeBretagne , les commissaires pour le com-merce &í les plantations ne l’apprennentpas , ou l’apprennent trop tard pour pren-dre des mesures pour en éluder l’effet ;que l’ufage Rétablissant avec la loi, ils ac-quirent l’une & l’autre une force que rienne put rompre par la fuite.
Le Maryland, pour le climat, le fol,les productions & le commerce , ne dif-féré aucunement de la Virginie. La fa-çon de vivre des habitants de ces deuxcontrées est aussi exactement la méme. Lesuns dc les autres vivent dispersés dans lescampagnes ae milieu de leurs plantations,f\; montrent peu de goût pour lé rassem-bler dans les villes : ce qui fait que dansces deux provinces il y a fort peu d’ha-bitantç qui s’adonnent uniquement au com-merce. La population , pour l’étendue dupays , y est considérable.
Lorsque les Anglois chassèrent, en 1655,'les Espagnols de la Jamaïque , les NegresSí Mulâtres esclaves qu’ils y laissèrent fu-rent excités, par la fuite de leurs tyrans, àse ressaisir du droit imprescriptible que lanature donne à tous les hommes, la pro-priété personnelle. Pour cet effet, ils seretirent dans les montagnes, font des régie-,
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