Ajvïericaxnes. 57gdès qu’ils se sentirent assez forts pour at-taquer, ils se répandirent par troupes dansles plaines. 11s furent souvent repoussésavec perte ; on construisit des forts pourles contenir ; mais toutes ces précautionsn’empêcherent point les incursions qu’ilsfirent à diverses reprises. Nous verrons parla fuite à quel point les choses se portè-rent , Sc combien le ressentiment de lanature outragée par des loix cruelles, mitde fureur dans l’ame des Noirs.
1690.
Nous avons vu ci-dessus que les An-glois se liguèrent ouvertement avec lesnations ennemies de la France dans l’A-mérique septentrionale. En cette année ,une flotte Angloise se présenta devantQuébec , au mois d’Octobre, pour en for-mer le siégé. Le ministère Britanniquen’avoit compté que fur une foible résis-tance, par la diversion qu’il imaginoit queferoient les Sauvages, en occupant ail-leurs les forces de la colonie. II se trompa,St fut obligé de renoncer à l’entreprisede soumettre le Canada, après de grandespertes. Le projet avoit été sagement com-biné , Sc il manqua du côté où l’on devoitle moins s’y attendre. Leslroquois, aprèsleur avoir servi de guides presque jus-qu’au terme, ouvrirent les yeux fur le
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