AMERICAINES. 59Íde tenir la balance égale entre l’Angle-terre Sc la France, pour leur propre fureté ;mais , pour ne point encourir le blâmed’une défection honteuse , ils prirent,comme l’ont fait quelquefois des nationscivilisées , le parti du crime. On étoitcampé fur le bord d’une petite riviere oùl’on attendoit l’artillerie Sc les munitions :les Sauvages y jetterent les peaux des bêtesqu’Us tuoient à la chaise ; les Anglois, quibuvoient de cette eau , furent bientôt at-teints d’une épidémie affreuse , qui fit pé-rir un monde étonnant de leur armée,& les força de renoncer à leur projet.
1770.
L’année suivante le Canada vit s’élevercontre lui un orage plus terrible que leprécédent. Une flotte nombreuse, portantíîx mille hommes de débarquement, entradans le fleuve Saint-Laurent. Elle mena-çoit Québec : c’étoit fait de la colonie ,fans la présomption de l’amiral & le cour-roux des éléments qui la firent périr ; Sscette colonie sûre de deux côtés fe main-tint fans secours Sc fans perte contre tousles efforts de la force Sc de la politiquedes ennemis de la France.
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Le duc d’Abraïtes vint prendre poffef-