AMERICAINES. 597
d’en tirer des piastres. Ii vouloir seulementfaire de la Louisiane, pays stérile, l’en-trepôt de ses vastes opérations; mais sestentatives ayant été infructueuses, il re-mit , en 1717, son privilège à une nou-velle compagnie, dont nous parlerons enson lieu.
■*^[ 1713.]^
Après une guerre de douze ans, quiavoir épuisé d’or Sc de sang l’Europe en-tiere, les peuples chercherent à réparerpar la culture du Nouveau Monde les ra-vages qu’avoit soufferts l’ancien. Les Fran-çois jetterent les yeux fur le Cap Breton.L’Anglois, qui regardoit cette isie commel’équivalent de tout ce que la France per-doit par le traité d’Utrecht, s’opposa avecacharnement à cet établissement. La reineAnne , plus modérée que fa nation, sauvacette nouvelle humiliation à la France, quisut autorisée dès-lors à faire au Cap Bre-ton tous les arrangements qui lui convien-droient. Cette isie àl’entrée du golfe Saint-Laurent, a Terre-Neuve à Test, & l’Aca-die à l’ouest , dont elle n’est séparée quepar un détroit de trois à quatre lieues.Placée près des possessions des ennemisde la France, elle les menaçoit en proté-geant les siennes. Elle est presque touteentourée d’écueils. Ses ports font ouverts