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terent de ces offres , & vinrent se fixer,'en cette année , à l’isle Saint-Vincent.
Les premiers établissements se firent avecle secours de ces mêmes Caraïbes ; maisbientôt les premiers colons, jaloux de ceuxqui venoient s’y établir, apprirent aux Ca-raïbes à vendre des concessions. L’inté-rêt amena les divisions ; & les Caraïbesnoirs, effrayés devoir les esclaves amenéspar les François trop ressemblants aveceux, résolurent de s’imprimer une marqueineffaçable de leur liberté , en s’applatis-sant le front; & à la génération actuellesuccéda un peuple nouveau , qui préten-dit partager la terre qui l’avoit vu naî-tre , ou avoir sa part du produit des ven-tes qui s’en feroient à l’avenir. Sur lesdifficultés qu’onleur fit, ils commencerentune guerre où ils eurent bientôt tout l’a-vantage. Un accord qui ne subsista paslong-temps, les admit à ce partage ; mais ,les nouveaux cultivateurs qui venoient dansl’isle allant s’établir au quartier des Ca-raïbes rouges, cette préférence, seulementfondée sur ce que le terrain en étoit plusaccessible , réveilla les haines, & les com-bats recommencèrent. Les Caraïbes rou-ges , toujours battus, se retirerent auvent de l’isle ; plusieurs d’entr’eux la quit-tèrent pour s’établir en terre fermfc^ 01*se réfugièrent à Tabago.
Aneçd, Amiric . Q q