AMERICAINES. 6rrh route du côté des Osages, auxquels onvouloit se joindre pour exterminer unenation voisine, dont on vouloit prendrela place. Un haíard malheureux fit que lesEspagnols fe trompèrent déroute, ôís’a-dresserent précisément à la nation dont ilsavoient conjuré la ruine.
Le chef des Missouris, instruit pat íc>méprise du danger cjue sa nation avoi”couru, fut assez habile pour dissimuler,& promettre son secours : il ne demandaque deux jours pour rassembler ses guer-riers. II les rassembla en effet ; &, amu-sant les Espagnols par des fêtes & desdanses, il les surprend endormis, & mas-sacre tout, jusqu’aux femmes & aux en-fants. L’aumônier échappa seul à ce massa-cre , & ne dut son salut qu’à la singularitéde son vêtement, qui fit sans doute croireà ces Sauvages qu’il n’étoit pas de la na-tion de ses ennemis. Par cet événement,la tranquillité de la Louisiane fut assuréedu côté par où elle étoit le plus menacée.Elle n’eut plus à craindre que les naturelsdu pays , qui n’étoient pas redoutables »en ce qu’iîs étoient divisés en peupladespeu nombreuses , & ennemies entr’elles.Quoique séparés par de grands déserts,leurs moeurs étoient à peu près celles despeuples du Canada, mais avec moins d’é-aergie &í d’intelligence.
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