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Premiere partie.
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22,0 l’AmB ASSADE UR. ET

à plus forte raison le peut il estre en son Ministre,qui !e represêíe d’une façôbícplus noble & plusrelevée.J’expfímcicy lesentimét du Cardinal de Richelieu.

En l’am 648. bient ost aprés la conclusion de la paix de Munster,le Com~manàeur de Souvré, Ambassadeur de ? Ordre de St.Jean de Jérusalem en Frá-ee, vint en Hollande en la meítne qualité,pour réclamer les Commanderies>quel’Ofdre pretendluy appartenir dans l’estendue des Provinces Unies. LesEstats vivoient dans une fort bonne correípondence avec le Grandmaiftre,qui mesine pendant la guerre avoit donné retraitté dans le port de Malthe auxvaiffeatix Hollandois, & avoir fort bien traitté ceux qui les commandoient ;de forte que les Estats en estant satisfaits, son Ambassadeur ne leur devoirpas estre désagréable, & neantmoins ils ne le pouvoierupas traitter d’une ma-niéré plus offensante,qu’ils le traitterent. L’Ambassadeur estant arrivé à Rot-terdam , en ft advertir les Estats, & demanda en mefme temps qu’on don-nastles ordres nécessaires pour là réception. Ees Estats luy firent dire d'a-bord, que jusques alors on n’avoit point veu d’Ambassadeur de la part duGrandmaiftre en ces pais, & ainíy qu’ils ne pouvoient rien reíbudre touchantles cérémonies de se réception,lins l'advis des Estats des Provinces, leurs Cô-mittéres. Toutefois ils n’eurentpassi tost fait cette réponse,qu’ils considctrét,que c’estoit manquer att respect qu’on doit au Droit des Gens,(k qu’en ren-voyant de cette façon, le Ministre d’un Prince, reconnu pour Souverain partout le monde, qui avoit obligél’Estat en mille rencontres, & qui faisoit de-mander fonbi.cn parles voyes ordinaires, ils offenfoient tous les autres Prin-ces de laChrestienté,qui parloient pour les interests del’Ordre. Cest ponr-quoy ils luy firent dire quelques jours aprés, qu’ils estoient prests de le fairerecevoir avec tons les honneurs d eus d íbn caractère; mais qu’ils se trou voientobligés de luy faire fçavoir,.qu’ils ne pouvoient reconoistrc le Grandmaiftreà l’égarddesCommanderies qui font situées en ces Provinces. Monsieur deSouvré, indigné de cette réponse ,qu’il disoit estre injuste, & qui du moinsu’cstoitpas fort civile, .reprit le chemin de laFrance, aprés avoir envoyé auxEstats une protestation formelle contre leur procédé. Les Estats la luyrenvoyèrent, &lc fieront prier en m c fine temps de venir à k Haye rece-voir les lion ne tirs , que l’on preparoit pour se réception ; mais celuyqui luy devoit porter ce message , ne le trouva plusàDeift, d’où il estoitparty , pour sien retourner en France. Le compliment se devoit fairesens réservé : mais les Estats Généraux ne laissèrent pas de la faire enre-gistrer dans les archives de leurs résolutions secrètes. Précaution, dou-tant plus inutile , l "^qu’ellc ne pouvoit donner aucun droit aux Pro-vinces-, qui possedoiont plusieurs Commanderies sens filtre, & à ce queitou disoit, sens Justice. If n’y avoit en cela que le sujet de l’Ambassade