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Premiere partie.
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SES F O N C T r O N S. L ï T. ï. J77

'CTu'ils ayent des officiers qui l’entendent ; de peur dc se voir réduits à la /ie-cessté de faire des réparations honteuses,ou des excuses peu honnestes: Com-me ce Roy de Pologne, qui pour excuser la rusticité,avec laquelle il avoirreceu les Ambassadeurs des Provinces Unies,s'en prit à Chambelan, qui, àce qu’il disoìtjle devoir advenir de ce qu’il avoir à, faire.

J'ay dit cy dessus en la Section i8. qu’il n'y a point de Maifire desCérémonies À Ventfe ny en Hollande : mais c’est pourtant un officier fortnécessaire, & bien important, quand il est habile hommes Carcommeilestobligé dc voir sauvent les Ambassadeurs, tant à cause des audiances & desassemblées publiques, que par civilité, il les peut & doit visiter de temps entemps ,& en les entretenant, il ne se peut qu’il n’en tire des lumières, quibien qu’incertaines quelquefois, ne laissent pas de le conduire à des vé-ritables.

Pour ce qui est de la Civilité, les Turcs mesmes, lors qu’ils ont eude grands Princes, ou d’habilesMinistres, en ont faitaux Ambassadeurs, 8cont advoue, que l’on n’y pouvoit pas manquer,fans destruirclc Commerce,•qui n’est pas moins nécessaire aux Souverains qu’aux particuliers, A prés•que Roccjuendolf, qui commandent les armes de Ferdinand d'Austrichc.eustassiégé Bude fans succès, 8i que Soliman se fust rcnduMaistre de cette ville,la Capital d’Hongrie,Ferdinand luy envoya demander la paix par Nicolasde Salms & Sigismond de Ligtenstein. IÍ y avoir guerre ouverte entre lesdeux Princes, mais n'empefcha pas , que ne receust parfaitement

bien les Ambassadeurs. Scltman les fit bien trait ter par les Hachas \ c-Fceux de leur fuite par des fangiacs, & au sortir du dtsnerfil les fit conduirepar tout le Camp ; afin qti’íls le vistent, & qu’ils en admirassent I’ordre, ladiscipline,la.propreté & le silence. Pour la negotiation mefme, il leur fitdire par Ruflan,fun Premier ViX.tr, qu’il estoit p test de faire la paix, si Fer-dinand restituoit toutes les Places,que Fouis, ssoy d'Hongric, beaufrere dcFerdinand,avoit possédées. S’il faisoit retirer toutes ses troupes, &s’il ledédommageoit des frais de la guerre, en luy payant pour ses terres héré-ditaires d’Austriche un tribut annuel, dont ils convicndroicnt : en y ad-joustant,quesi ces conditions n’estoient pas agréables à Ferdinand, il n’avoitqu’à se résoudre à la continuation de la guerre.

Mais devant que d’entrer dans le détail de ces civilités,il faut poser,que celles qui íè font à l'Ambassadeur hors les actions publiques & solcm-nelles,ne peuvent estre tirées à consequence,ny par les successeurs, ny parlesautres Ministres du meftne caractère. Pourveu qu’on rende à l’Ambassa-deur les civilités qui luy sontdeiies, il ne sc doit pas plaindre de cellesqu’on fait à un autre, pour des considérations particulières-& personnelles.

I. Part. B b b LaRcinc