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f encore les Extraordinaires au commencement de ce Siécle. Le Sénat deVenise faifoit donner à Don Francifo de Castro? Ambassadeur Extraordi-naire d’Espagne, deux cens efeus par jour pour son plat: il en offrit autantau Cardinal de Joyeuse, qui y fut en mesme temps de la part de la France,mais il la refusa. J’ay dit cydevant, qu’enl’an 1640. les Ambassadeurs Ex-traordinaires desProvinces Unies furent défrayés en Suede. Mais depuisque la pluspart des Ambassades font devenues ordinaires, & que les extra-ordinaires mefines font souvent de plusieurs années, les Princes ont jugé àpropos de sc décharger de cette dépensé, & de la convertir en un traitte-ment, qui fait partie des Civilités qu’ils font faire aux Ambassadeurs. L 1ne Test d’ordinaire que de trois ou de quatre jours au plus ; c’est à direjusques au jour ou au lendemain de la preinicre audiance. II ríy a queiles esímbajfadeurs ejm foyent traînés en France , & * A «e le font pas tous.Ceux des Princes d’Italie ne le font point, non plus que ceux de la Répu-blique de Germes. Berlife.Tun des Conducteurs des Ambassadeurs enElance, dit à Sauli, Ambassadeur de cette République, que le Roy nefai-soit traitter que les Ambassadeurs des Couronnes : mais il nes’en expli-qua pas bien. II y devoir ájouster, que le Roy fait encore cet honneuraux Républiques de Venise & des Provinces Unies ; veu qu’ili’a fait més-mes , avant que les civilités eusient esté bien réglées à l’igard de cellescy,•comme j’ay remarqué ailleurs, en parlant de la réception qui fut faite i.Pau & Knuit en fan 163 4. Les Ambassadeurs font tramés, ou par unControlleur & par les autres officiers de la Maison du Roy, ou bien parprésent ; c’est.à dire,en envoyant chez eux une quantité de viande L degibier, afin qu’ils lésassent accommoder par leurs domestiques. En■quoy on ne distingue point entre les Ambassadeurs des Couronnes & lesautres ; parce qu’on en use tantost d’une façon, tantost d’une.autre. LeDuc de P.ïstrana, qui vintenErance enl’an 1612» pour le double mariage,fut tramé par présents, pendant le séjour qu il fit a Paris, & ne fut traîtrepar les officiers du Roy qu’à Fontainebleau ,aprés qu’il eust pris congc dela Cour, qui estoit demeurée à Paris. On fit bien plusieurs festins auxMinistres des Cantons , lors qu’ils vinrent à Paris pour le renou-vellement de l’alliance en 1 £02. & cn 1 663. mais le Roy ne les fit pointtraitter , cn attendant le jour de leur audiance, & on ne leur fit pas unedes civilités , qu’on à accoustumé de faire aux Ambassadeurs , sinonqu’on fit mettre les gardes fous les armes ; parce qu’on croyoit devoirfaire voir des soldats aux Ministres d’un Pais , qui en fournit un si bonnombre à la France. Le Czaar de Moscovie défraye tous les Ambassadeurs,depuis le jour qu ils entrent dans ses Estais,jusques à celuy qu’ils en sortent.
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