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Premiere partie.
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Jgá, L’AmîASSA&IH'R et

gne,qui ctî a voient usé de la mesme maniéré. Ltndyjtort offense du pro-cédé du Comte dcSííartzembourg,qui ne l’avoit pas seulement renvoyé visi-ter, luy en fit parler par le Maistre des Cérémonies,aussy bien que touchantfiltre de Seigneurie Illustrissime. Le Comte répondit. Qu’il nepouvoitpas.traitter autrement unEstat.qui estoit si loin au dessous de la dignité de L’Em-pereur son Maistre., Qu'tl ne luy pouvott donner le tiltre d'Excellence, le-quel il sçavoít que l’Ambassadeur d’Espagne ne luy donnoit point. Que ceque les autres Ambassadeurs avoient fiait, ne pou voit pas faire exempl e à sonégard, & que si l’Ambasiàdeur de Venise pretendoit le traitter de Seigneurietllti(ìrújìme, qu’il ne luy donneroitque le filtre de Seigneurie simplement,& qu’il y feroit tousjours quelque distinction. Que Landy rìavok pas sujetde íè plaindre non plus de ce qu’il n’avoit point répondu au compliment,qu’il luy avoit fait faire ; parce que le Secretaire luy avait dit,que fionMaistrele viendroit voir incontinent: & qu’il s’y estoit attendu. Ces deux Ambas-sadeurs ne íè virent point,&ne (è pouvaient point voir aptes cette rencon-tre. Le Comte de Siiartzembourg n’entendoit pas bien la civilité,,ou ne lavouloir pas entendre.

Au mesme temps que le Comte traittoit d’une maniéré si offensanteGirolamo Landy à Londres,le Comte eCOgnate, Ambassadeur d’Espagne, netraitta pas mieux Pierre Cjrttti à Vienne, en refusant de luy donner le tiltreà'Excellence.. Les Espagnols estoient fort puissants en cette Cour là, & yavoient la principale direétion des affaires; c’cstpourquoy PEmpereur n’o-sint s’opposcr à lorgueil du Comte d’Ognate,neput empeseher aussy Grtttide s’en plaindre au Sefiat,qui luy ordonna de sc retirer, & de laisser un Se—cretaire dansce poste. G’cst bien souvent un effet du caprice du Ministreplustoíhquc de la volontéou des ordres du Maistre. En l’an 16^4. Le Comtede iC<î'e»s>íi//er,Ambassadeurdel’Empereur àMadrid, ne voulut pas donnerle tiltre ct Excellence à celuy de P'emfi. Son prédécesseur l’avoit fiait,8t le re-fus d u Comte faillit estre caused’un grand scandale; parce que les deux Am-baflàdcurs sc rencontrant un jour dans l’àntichambre du Roy, on on nedonne entrée qu’aux Ambassàdeurs.desTestes Couronnées,ils se prirent dcparoles si fortement, qu’ils en alloient venir aux mains. On les mit d’ac-cord,,en les disposant à se faire civilité du chapeau lors qu’ils íè reneontre-roienc,mais qu’ils ne se parleroient point. Tout cela fut réglé en l’an 165T.lors que laFrance & l’Espagne, ayant désiré que la République travailiastà leur accommodement, & qu’elle eu st nommé Jean Pesàro pour cela, lesMinistres de l’Empereur & du Roy d’Espagne promirent, qu’ils traitte-roient les Ambassadeurs de Venise comme ceux. des Testes Couron-nées»,

Le Comtt.