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ter l'estat de î’affaire,8e de tascher de faire trouver bon,quson mil fait prierl’Ambassadeur de France de s’absenter des cérémonies, jusques à ce que lediffèrent cust este réglé : & la Cour y avoir alucunetnent acquiescé. C’estpourquoyle Sénat fit dire àl’Evesque d’Aes,qti’il estoit bien marry devoirles deux Ambassadeurs dans cettecontestatiorutant pareeque leursactionspubliques n’estoient point honnorées de laprescnce des Ministres de deuxsi grands Monarques, que parce que c’estoit en leur Estât qu’on avoir fait« revjvre cette question, & qu'il fembioit que ce fust au Sénat, à qui on eademandast la decision.Qii’il efperoit,que le diffèrent fêroit accommodé ail-leurs que chez eux,8cquccependantleRoysouffriroit, que les affaires de-meurassent dans les meímestermes:du moins jusques à ce qu’on euft con-sulté le Cérémonial de Rome, & que l’on fust asseuré comment on en usoifen cette Cour là. L’Ambassadeur de France répondit,qu’il ne se mettoitpasbeaucoup en peine de ce que le Cérémonial de Rome en pouvoitdire:que son intention .estoit de se maintenir en la possession , où le Roy, sonmaistre,estoit depuis plusieurs siécles, 8c neantmoins qu’il vouloit bien nepoint trobler leurceremoni.es publiques, jusques à celles de l’Aseension,ouil pretendoit assister. Mais ayant appris le lendemain , que l’Ambassadeurd’Espagne avoit déclaré dans uneaudiance sécrété,quilavoit eue ce jourlà,quil yr t tendait la préséance,non comme Ambassadeur de l’Empereur, maiscomme Ambassadeur du Roy d’Espagne ,il demanda auíïy audiance, 8c en sui-te une deuxième, où il dxt,quele diffèrent avoit changé dc nature,8c que cçVargas avoit dit en fa derniere audiance, estant une nouvelle prétention,dont il n’avoit pas esté parlé auparavant, qu’il n’estoit plus question d’ac-commodcment; mais qu’il vouloit bien déclarer,que c’estoit à la Répu-blique à la maintenir en la prérogative,qui estoit acquiscau Roy,son Mais-tre,de temps immémorial,confirment encore ce qu’ií avoit promis,de ne íepoint trouver aux cérémonies publiques devant l’Ascenfìon. Quelquesjours devant cette feste le Sénat le fit prier de s’absenter encore pour cettefois de cérémonies,,& de ne point forcer le Sénat de decider un diffèrent,dont il ne devoit pas prendre connoissance. On avoit adverty l’Evesque,que l’Ambassadeur qui estoit de la part de la République à Rome , n’avqitpoint d’ordre de consulter le Cérémonial; mais feulement de prendre gar-de àcequ'on y obferveroit touchant le rang, à l’égard de l’Arnbassadenr deFrance qui estoit desja , & celuy d’Espagne qui y estoit attendu. C’estpourquoy il protesta qu’il useroit de son droit, & qu’il ne pouvoit pas dé-férer à la priere du Sénat, au préjudice du commandement qu’il avoit duRoy son Maistre. Les Députés du Sénat, qui ne desiroit point que l’Anvbassadeur troublast la cérémonie par fa présence. L’Ambassadeur fit venir
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