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demanda ce qu’il cntendoit par ce rang conforme à son honneur. Le Com-te répondit,que c’estoit la premiere place aprés celle de l’Ambassadeur del’Empercur.ou bien immédiatement aptes celle du premiere AmbassadeurEcclésiastique ;parce que la deuxième reprefentoit Ferdinand comme R.oyd’Hongrie. I-es Légats,qui fçavoient bien que les François rejetteroientabsolument le premier party , volurent obliger le Cardinal de Lorraine àleur faire agréer le second. Mais le Cardinal le rejetta auíly , & dit, que laplace des Ecclésiastiques estant plushonnorable que celle des Laies, cela neferoit que redoubler les honneurs,que l’on pretendoit faireaux Espagnols.II s’y rencontra encore une autre difficulté: qui fut, qu c Jean de tjtytorvil-lers, Evcsque d'Orleans , qui en l’absencede Lansac fuioit la fonction depremier Ambassadeur,estant d’Eglise, les Ministres de France avoient placelur l’un & fur l'autre banc ; de forte que celuy d’Espagae ne potivoit s’yasseoir,sinon en cédant aux autres. C’est pourquoy les Légats retournè-rent à leur premiere proposition ; sçavoir de donner aux Espagnol* la pla-ce , qu’on avoir au*refois donnée aux Portugais, vis à vis des Légats , &le Cardinal de Lorraine jugeoit, par une prévarication criminelle , que lesAmbassadeurs François, à c^ui on confervoit laplace 5 qu’ils avoient tousjourseue , immediatement âpres ^Ambassadeur de l’Empcreurne s’y dévoientpas opposer- Mais les Ambassadeurs en parloient tout autrement. Ils difoient.que leur intention Scieur devoir estoient de conserver au Roy,leur maistre,la premiere dignité aprés celle de l’Empercur, en forte que cela parust auxyeux de tout 1c Monde,& que perlonne ne pouvoir la leur disputer,commeonpourroit faire, si on donnoit à l’Ambassadeur d’Espagne une autre pla-ce quel’ordinaire,qui est celle qui suit immediatement la place de l’Ambas-sadeur de France. Qu’ils n’avoient point d’ordre d’accepter d’autrc party,•&que si on ne leur donnoit de satisfaction fur ce sujet,ils se reïireroícntàtous les Prélats François de fe retirer,fur peine de desobeïsiànce,& de íài-siedeleur temporel. Les Légats s’imaginant,qu’une opposition vigoureusevaincroit enfin la fermeté desFrançois,leur dirent, que leur dureté & leurobstination n’estant point raisonnables, ils ne laisseroient pas de passer ou-tre,&de donner à l’Ambaflàdeur d’Eípagne la place qu’ils luy avoient de-stinée. Les Ambassadeurs de France en curent d’autant plus de chagrin,qu’ils s’imaginoient, que l’intention des Légats estoit de donner à celuyd’Eípagne une place extraordinaire, non seulement dans les sessions , maisaussy dans les Congrégations,où les sieges estant disposés d’unc façon, quel’Ambassadeur d’Elpagne y auroit eu la place la plus honnerable , ils ju-gement, que lesj Légats en uioient ainsy à dessein, afin d’offensersi cruelle-ment la Franc* , qu’elle feroit obligée de révoquer ses Ambassadeurs &