ses Fonctions. Liv. I. 47-
&qu’au Concilç de Lateran,-sous Léon X.quoy que Philippe y possède,Guillaume de ft c , son Ambassadeur avoir en toutes les ocçasions cédé àfean de Soliers, Ambassadeur de Louis XII. & notamment dans les fessions8.9. &lo. Qssen ce Jeune âge du Roy la Reine ne pouvoir rien faire aupréjudice du Roy son fils , & contre l’honneur de la nation. Sur cette ré-ponse le Cardinal alla trouver TEmpereur à Inspruc,pour le prier de faire enforte que le Comte de Lune s’accommodast ; l’asseurant qu’aprés cela lesAmbassadeurs de France luy rendroient tous les honneurs, qu’il pourroitdesirer d’eux. L’Empereur luy dit, qu’il ne se vouloitpoint mesler de cesprétentions , ny te constituer juge des droits des deux Rois ; mais que leCardinal devoir se souvenir de ce qu’il avoir autrefois dit luy rneífne, queles Ambassadeurs de France ne te dépouilloient point de leur possession,en permettant qu’on donnast une place extraordinaire à ceux d’Espagne»pendant qu’ils conservoient la leur. Qu’il souhaitteroit,que les Ambassà-deurss’accommodassententreeuxàl’amiable.sans y intéresser les Rois leursmaistres : à quoy il pria le Cardinal de travailler.
Le Pape,à qui les Légats en avoient escrit,ainsy que je viens de dire,avoirla mesme considération pourl’Espagnequ’eux,& jugeant qu’on nepouvoítoffenser Philippe,sans faire un dernier préjudice aux affaires du Concile,ré-solut de luy faire donner quelque satisfaction. Etafin que les Légats eussentd’au.antplus d’aiitoritl,&d’autant plus découragé d’executer ses ordres,illeurescrivit.que le Roy d’Espagne le pressoir fort,&trouvoit estrange,qu’ondif-feroit tant à donner place àson Ambassadeur, tant aux Sessions qu’aux Con-gregations.Qusil jugeoit,qu’il estoit juste , qu’on eust quelque considéra-tion pour un si grand Monarque, & qu’on trouvast moyen de le satisfaire,fans prejudice. de l’interest des parties. Que le lieu,qu’il leur marquoit dansun dessein qu’il leur envoyoit,luy sembloithonnorable&propre, & qu’il nevoyoit point dequoy les François se pussent plaindre. Que c’estoit là sonintention .• que c’estoit à eux l’executer avec leur dextérité accoustumée,& que s’ils y trouvoient de supposition , qu’ils laissassent protester ceuxqui enatiroient envie ; pourveu que son ordre fust exécuté, & qu’ils nymanquassent point.Le Cardinal Borromée y adjoustaune lettre en chiffre,où il disoit.que lePapeentendoit,que l’affaire demeurais sécrété jusques autemps de l’cxecution.afin de surprendre les François. Que peutestreceux-cy neseroient point satisfaits,mais qu’il les falloir laisser protester , & mef-mepartir, s’ils vouloient : maisqu’op commandent aux Légats d’executerl’ordreen toutes les façons. Outre cette lettre_generale .Borromée en fitune sécrété au Cardinal Moron > laquelle portoir^comme un grand se-cret, cpizd'esfvtla & VargaS) Ambassadeur d'Elpagne,avoient mis entre les' mains