^Ambassadeur, et
d’égard à Rome qu'au Droit des Gíw,pour le droit naturel en íà plus pro-pre lignification. En forte que Salufte veut dire, que le Sénat suivit encela le droit Naturels qui permet de punir le crime par tout où on trouvele criminel, plustost que le ‘Droit des Gens , qui en excepte les Ambassa-deurs , & leurs semblables, qui doivent trouver leur seureté en la foy pu-blique. Il y ájoufte, qu il faut croire, que le Uroit des Gens donne autfAmbassadeurs quelque choie de plus, que ce que le Drqtt commun donneaux particuliers ; quiauroientle mefme avantage que lesMinistres Publics,si le caractère de ceuxcy ne les adeuroit que contre finjustice. Que bienque-la qualité de l’Ambassadeur ne doive point serv r de couverture nyd’impunité à ses crimes, le Magistrat Ordinaire neantmoins n’en doit pasconnoistre. II le faut renvoyer à son Prince, qui le doit punir,si le Ma-gistrat ne veut passer pour complice de f outrage qu’on luy fait. II con-clut enfin par ces magnifiques paroles. Quare omntno ttà censeo •. pia-cuifse gentibia , ut communie mos, Ojui quemvis in alieno territorio extften-tem cjM loci territorio fubjicit, exceptionem pateretur in Legatis, ut quifient fitlione q u a dam habenturproperfonis mittentwm (Sénatus facicm se-cum attulerat, faciem Reipublica?, ait de Legatt quodam M. Dulhus ) u aetiam jìEltone (imtli confhiuerentur quajì extra temtorium : un de dr ci-vth sure populi, apud quem vivunt, non tenentur. J’y mesle ce peu demots latins, contre mon humeur & contre ma coustume, pour faire la le-çon à ceux qui gavent bien autant de mefehant latin que bon François :afin q tri 1 s y apprennent, que l'símbafadeur ou Mtmfre Public, qui faitles affaires diun Prince effranger, (gr qui efl reconnu p^ur tel, efl exemt dela Juridiction du heu de fa refdence ; parce que ses àfttons doivent efl r tconsidérées , comme f le Prince mefme les avoit faites jusques à cequ'il lesdésavoué.
De fait, la raison pourquoy le Droit des Gens exe. mtc 1c Ministre Pu-blic de la Jurisdiétionduîieu de (à résidence, est, parce qu’il reprefenteunSouverain, fur lequel un autre Souverain n’a ny supériorité ny Juridicti-on ; e'est pourquoy il ne la peut estendre sur Ion Ambassadeur non plus.joint que par ce moyen le Ministre seroit sujet à deux Juridictions disse-rentes en mefine temps, & par ce moyen il deviendroit inutile à son Mai-stre, si un autre luy pouvoit faire rendre compte de ícs actions. Jean deFtvonne, Aíarquis de Ptfani, Ambassadeur de France à Rome, estoit, fansdoute, un des grandslaommcs, qui la France ait jamais eus pour cette forted'emplois II estoit A mbasstdeur Ordinaire auprès de Sixte V. lorsque leRoy HenryIII. envoyaau Pape Claude d’Angennes, Evesque du Mans,pour Ic justifier du meurtre du Cardinal de Guise, qui avoir esté tué aux E-
stats