s h s Fonctions. Liv. I. 6lz
n’estoit pas son Domestique , non'plus qu'un Ministre Public ne pourroitpas donner feureté à un autre Ministre Public, ny mesines à une personneestrangcrc, qui pretendroit jouir du benefice de son passeport. Aufly ncfut il point pris à la fuite de l’Ambassadeur, & ne fut point trouvé saiíy deses dépescbes, mais bien de quelques lettres, que la Reine escrivoit auRoy,à qui le party, qui ht arrestcr Montaigu, faisoit la guerre.
Section XXIX.
Les Ambassadeurs ne font p as t o u:j oursin r viotables.
L Es Ambassadeurs Plénipotentiaires dc France, estant arrivés à Munsterau moisd’Avril i6qq eferivirent une lettre Circulaire à tc/Us les Prin-ces d’Aliemagne , & une autre aux Députés de l’assemblée de Francfort,pour convier les Estats de l’Empire'denvoyer leurs Ministres au Congrès,afin d’y travailler, disoient ils, au recouvrement de la liberté, que l’Empe-reur leur avoit ravie. La Cour de Vienne se sentit extrêmement ostenseede ce procédé, & disoit, que les François mettoient toute l’Allemagnc sens„ dessis dessous : que leurs Ministres renversoient les principes du gouver-nement estably dans l’Empire, & qu’ils débauchoient-les sujets désobéis-„ sence qu’ils doivent à leur Souverain. Elle soustenoit qu’on ne viole-„ roit point le Droit des Cens, fi en retirant le paíïeports qu’on leur avoit„donnés, on les punissait selon la rigueur des loix. Qu’on ne leur.avoit,, point donné les passeports, afin qu’ils s en servissent au préjudice du repos*„ dc l’Empire, & pour y susciter une rébellion, en faisant soulever les sujets,^contre leur Magistrat ; mais afin dc travailler à la Paix gcnerale. Si cerrssennmcnt de la Cour deVicnne estoit juste, il faut dire, que la personnede l’Ainbassadeur n’est pas tousjours inviolable. C’estce qui est bien cer-tain ; mais il n’est pas íi facile dc déterminer jusques à quel point elle Test,ou de dire en quels cas elle ne l’est pas n’y aufly par qui, & en quelle façonl’Ambassadeur doit estre puny, lors qu’aprés avoir violé le Droit des Gens ,il cn réclame inutilement la protection.
Celuy qui a donné au public un traitté, fous le filtre tildée du par-fait sSmbajfadeur , dit » que l’Ambassadeur d’un des premiers Potentatsd’Italie, ayant donné dans Madrid retraitte à un criminel, que lajustice pour-suivoit, & ayant convié le Prévost d’entrer dans son Palais , le fit battre
& mal