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Premiere partie.
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ses Fonctions. Ltv. I. 655

confiance, 8c ce soin ouïes Maistres de cérémonies, ou les Introducteursdes Ambassadeurs, qui reçoivent le présent ou de la main du Roy, ou biend’un des officiers de ía Maison, du Surintendant des Finances, ou du Sécré-tasse d’Estat, qui ale département des affaires estrangcrcs. En l’an i6z6.le Marquis de St. Germain, Envoyé Extraordinaire de Savoye, ayant prisson audiance dc congé, M. de Chavigny, Secretaire d’Estat, luy envoya leprésent du Roy par la Barde, son premier Commis. 'Berhz.e jugeant quecela s’estoit fait au préjudice de la fonction de fa cha/ge, s’en voulut plain-dre, mais n’ofant offenser un Secretaire d’Estat, qui avoit grand crédit au-près du Cardinal de Richelieu, il s’en voulut éclaircir avec Chavigny mef-me, Sc luy demanda > si e’estoit de l’ordre du Roy, qu’il y avoit employéune personne, qui n’estoit pas à fa Majesté, 5c qu’il avoit fuit ce préjudiceà fa charge. Chavigny repartit, que ce feroit fans conséquence, 8c que siBerltz,e s’en plaignoit, il diroit, que l’Introducteur n’estant pas allé luymeíìne prendre le présent de ses mains, il n avoit pas voulu le confieràunepersonne, dont le bien ne pourroit pas répondre des présents, qui fontquelquefois de tresgrande valeur: qu’il ne l’avoit fait qu a cause de cela, &non pour offenser Berltz.e, ou four rien tnnouer en (a charge. Ce fut uneréparation; mais unetresmauvaise excuse; parce queceluy à qui Chavignyavoit refusé de remettre le présent, estoit officier du Roy de pere en fils,qui avoit beaucoup d’honneur, 8c plus que ceux qui avoient fait leur profitdu présent de Saiíadsky, que Chavigny pouvoit bien connoistre.

Je viens de parler du riche présent qu’on fit à M. de Bassompierre,alors qu’il fut Ambassadeur en Angleterre. Ils y ont un officier d’impor-tance, qui a la garde de toute la vaisselle d’argent, 8c de toutes les pierre-ries du Roy, qui ne font pas-enchâssées. Cet officier prétendait, quec’estoit à luy à porter le présent à l’Ambassadeur , 8c avoit si bien fait íàpartie à la Cour, que le Duc de Buckingam s’estoit déclaré pour fa preten-sion. Mais le Maistre des Cérémonies 8c son Aide,en ayant esté advertis,representerent leur interest au Comte de Montgommery, Grand Cham-bellan, 8c en fuite au Comte de Pcmbrock, Grand Maistre de la Maisondu Roy, 8c les laissèrent fi bien persuadés de leur droit, qu’ils firent austyrevenir le Duc de Buckingam : de forte qu’il fut résolu, que ce feroit leMaistre des Cérémonies, qui porteroit le présent : comme il fit. Le Roymcíme dit au Maistre des Cérémonies, lors que celuicy luy fit rapport dela façon que l’Ambaffadeur avoit reccu le présent, 8c qu’il remercia fa Ma-jesté de la grâce qu’elle luy avoit faite de luy donner cette commission,que c’estoit au Maistre des Cérémonies à porter les présents de pierreriesaiíx Ambassadeurs, à l’exclusion de tous les autres.

Cette