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Seconde partie.
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Ses Fckctions. Livre II. 47

tes Prince* affectent fort de parler Jeur propre langue dans les trait-tesjou dumoins d’y employer une langue commune. Enl’an 1647. lofsqu’on commença à Munsterà mettre quelques articles fur le papier, tou-chant la pïixqui íeclevoit faire entre les deux Couronnes, It Comte dePe-gnarande fit ìnfltmce à ce qu on les m t fi aussi en Espagnol. Le Duc deLon-guoville dit, qu’en cela.ny en des choses semblables, la France ne preten-doit point d avantage fur l’Eípagne ; mais aussi qu’il ne fouffriroit point,qu’on introduiíìst une nouveauté, ny qu’il Te fistrien contre ce qui avoitesté pratiqué dans les traittés précédents, qui estoient tous en François tainsiqu’onpouvoitvoirdans le recueil, qui en a esté imprimé à Anvers.Les Espagnols repartirent, que de tous les traittés, qui avoient esté faitsentre la France Stl’Efpagnc, il n’y avoit que celuy de Ver vins qui fust enFrançois : &ce par ce que ceríejìoit punie Roy d’Espagne qui y avoit traittedtr ellement, maú F Archiduc, avec la procuration du Roy. Ge fut uneraiíbn tresfoible. Le Roy qui donne pouvoir de traitter, quoy qu’il ledonne à un Prince, ou bicnàun Ambassadeur directement &immediate-riient, ne laisse pas de traitter en personne. Philippe II. traittoitàVervios» ;aussi bien qu’a Cbasteau en Cambresis, & ce furent sts Ambassadeurs, Ô cnon ceux de l’Archiduc qui y contestèrent la prefceance aux Ambassa-deurs de France. Lc Duc de Longueville avoit raison d'alleguer le re-cueil d’Anvers parce qu’on y trouve plusieurs traittés, qui ont esté faitsentre 1 Empereur Charles V. & le Roy François I. qui fuivoient en celal’èxemple des Roys de France &des Ducs de Bourgogne, leurs Predeeesofeurs. Le traitté des Pirenées a esté couché dans les deux langues: & ilest certain que cela a esté obíervé en plusieurs autres recentres, tant àl’Ègard de la France, que dc plusieurs autres Roys & Estais, &c’est çe quel’on ne peut refuser, lors que les parties font d’une dignité égale.

LAmbassideur,dont les Collègues font compris danslamefmecommission, ne peut negotier fans leur participation, ny mefmcs recevoirdes ouverturesqu'enleur présence; à moins de se tendre criminel. LeDuc deHolstein-Getrorpfitfaîre le procès, & trancher la teste à Otto»Brugman , au retourdefon Ambastàde de Perse: & un de ses plus grandscrimes estoit d avoir negotié sons son Collègue, tant à Iípahan qu'en Mo-scovie. En l’anié+6. le Comte de Pegnarande fit dire au Duc de Lon-guevtlle, que s'il vouloit recevoir, fous lafoy dusecret, lapropositionqu’illuy feroir, il luy diroit en confidence sur quel pied on pourroit faire lapaix entre les deux Couronnes. Le Duc répondit, qu il ne la pouvoit, pointrecevoir fans enfatre part à ses Collègues, & qu’il demeurerait aussi leur

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