Ses Fonctions. Liv. II.
voquéeàAugsbourgért l’aíi 1566. esc ri vit an Cardinal Commendon , quiâoissvpkêsve l.’Eirtperçur, qu’ileustàprotestercónírè tëut ce qui S'yfe-fokf&.àdeclareraux Princes Ecclésiastiques, qu’il employeroit leglaivéspirituel contre eux, & contre l’Empereur tout le premier: qu’il le dé-pouillerait de la dignité Impériale, qu’il le déposséderont de ses Royau-mes 8 c pais héréditaires, & qu’il le declareroit inhabille à succéder à laCouronne d'Espngne, lors que la succession feroit ouverte. Commendon,qui este»it Vénitien, c’est à dire, ny estourdy ny bigot, jugeant que l'execu-ísondesprdres d 11 Pape ne feroit qu’achever d’aigrir les esprits, les com-muniqua à l’Empereur, & demeura d’accord avec luy, qu’il escriroir aúPape, qu ilestimait, quaprès Cajfeurance que l’Empereur luy avoit donnée,quílne feroit point parlé de 'Religion dans la diète, il neftoitpas à propos dé-faire une protestation qui feroit mutile. Le Pape, qui ne pouvoir souffrir •de contradiction, luyredoublasesoi'dres: & y ajousta, que si i’Emperehf ‘penpcttoit qu’on y parlast seulement de Religion, quand mesmès òn n’y 'refoudroit rien, i.l cxcominunfast aussitost FEmpereurj avec tous les au-teurs Princes Catholiques. Commendon n tn fit rien pourtant , & enlisaavec la mesure prudence, dont on voittmt de marques én foutes ses nego-tiatioqsyojà onreç onn'oit par tout l’air&legeniedesa patrie.' Ilést vray,qpe devant .que les derniers ordres fussent arrivés, iî avoit esté résolu, queJ’.affaire'de la Religion feroit renvoyéeà une autre diète; mais il ne tintpas au Pape, que le Cardinal, en exécutant ces ordres précipités, ne fist ré-volter tous ies Princes Catholiques d’Allemagne contre le Siégé de RomeDéfait, l’Ambassadeur peut faire autant de tort aux affaires desonMaistrcicn exécutant les ordres avec trop de précipitation & d’exactitude*qu’enles éludant par une désobéissance affectée. Le Comte de Tretutmtms- 'dors, Chef dcl’Ambassade de l’Empereur au Congrès de Westphalie, tra-vaillait avec une application continuelle, 8 c assés heureuse, à la paix dél’Empire. 11 n’y avoit point d’avantages, qu’il n’offrist aux Ministres deStiede, dans le dessein & dans hesperance qu’il avoit de pouvoir détachercette Couronne là des interests de ses alliés, afin qu’on ne fúst point ob- :lige de donner à la France la satisfaction, que f Electeur de Bavière luyfaisoit eíperer, II y rencontrait des obstaciespresqueinvincibles.' Maisen ran1047.il trouva une conjoncture si favorable, qu’iífe pouvoit pres-que affermer du succès' de fa negotiatien. La France avoit pris des en-gagements fort particuliers & fort estroits avec la Cour de Munie,dont les Suédois eíloient It jaloux, qu'Oxenstirri né'éfaigriit point de ’dire, que la Suede aimerait beaucoup mieux voir- la’dignrté Impérialeperpétuer en la Maison d’Austricbe , que de la voir passer én celle dé‘ !Bfviere^, .pendant -.que. ocelle cy s-entendoit si -bien: avec la France;
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