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Ses FoîfCTfoiîs; Lr v. tî. 1 '
Dort Pedro d'Arttgon, A-rïïbasiàdeur d'Èspagne à Rome eh'I’an r 6 6$.s’estant laide esc happer quelque parolbs dc r é ste n t im cntr c o m r e ■ 1 a Cour* 'qwi favorisoit les affaires du Roy de Portugaí, en ce quiregardoit les VEglises deceRoyaume» le Pape Alexandre VII.qui en avoit esté informé* *luy dit,qu’ìlestoitunmcschanthomme, &un Ministre incapable de servirle Roy, son Maistre, L’Ambassadeur repartit, que le Pape avoir raison del’accuser de négligence Sc d’incapacité, puis qu’il avoir bien volu ne pas exe-cuter Tordre du Roy, lors qu’on traittoit, à son préjudice, avec le Ministre ‘de Portugal. QuelePapc, en luy faisant ce reproche, luy reprochoitaus-si sa bonté; mais avoit tort de dire qu’il estoituiV mesebant homme, & queluy pouvoit dire, avec plus dcjustice, que Faëio Ghisy, estoit un mesebanthomme; puisqu’illecontraignoitd’executer ses ordres du Roy, son Mai-stre, & de prier le Coliege des Cardinaux déconsidérer, sìlimportoit plusau Siégé de Rome de faire quelque chose pout quatre Eveíchés de Portu-gai, qite dchazarder cent trente Evesché & soixante Abbayes en Eípagne;
Le Pape luy dit aulsi, que les assemblées qu’ilfaisoit chez luy, estoient forsdangereuses,&pourroieutdonner occasion au pillage de la ville. L'A m- .baíîadeur répondit, que si c’estoit là son intention, il n’avoit qu’à se. retireravec tous les sujets du Roy, son Maistre, parce ce ceux qui y resteroient, nepouvant pas subsister,ìéroient le désordre, que l’on ne pouvoit pas crain-dre de luy.
Ce que je viens de dire de TAmbassadeur, quia ordre exprès, est cla'r.
J’y ajoustc, qu’d peutauísi parler avec liberté fuis ordre, lors qu’il le jugenécessaire pour Thonneur & pour le service de son Maistre, Sc qu’il sçaít 1qu'd ne sera point désavoué. Le Comte de'Bethune, éstantdela partde laFrance á Romepòur l’affairc de la Vaseline, le Cardinal Magalotti luy vintdire, que le Pape avoir résolu d’cnvoyer Torquato Canty en la Valtelineiavec des troupes, pour se rendre maistre des forts, qui avoient esté donneíen depost à son'Prédécesseur. Lc Comte luy répondis, qu’il avoit de lapeiné à croire ccqne leC ardrrral veno it de ' Inydircd e I a résolution du Pape.Que la réputation imaginaire, sur laquelle lc Cardinal disoit que le. Pape 'fondoitsaresolution,estoitune considération de Prince temporel, Lc nond’unCKefdel’Egíise, qui se feroit tous jours plus de gloire en souffrant Stetì endurant, qu’en témoignant du ressentiment d’une chose, ou il n’avoîtpointestéoss.nfé:& que quandmcírnes il Tauroît esté,Texemplcdeses pre-miers Prédécesseurs ledevoit convier à oublierlcs injures. Que fa Sainte-té sortoirdes termes dé la neutralité, & renonçoit à fa qualité dé Pere com-mun, en employant festroUpes contre celles' du Roy, qui trouveroit, fansdoutés mauvais, que lePapeprist une si estrange résolution. Que ce n'estoic
II. Part. P pas