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Seconde partie.
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Sës Fonctions. Liv. II. nj

parti&qu’illeferoitencoreàrnvcninsurquoy îl estoitprest de combattreíeRoy d’Espagne & IcRoydcs Romans. Gralla répondit, que son c Bj>jestait h» Prince aussi juste au(st accomply, quilyeneustun au monde, £jfque pour la défense de fa personne & de son honneur, il combattrait sa Ma\e~fié, £$ tout autant de Princes qui se prestent eroient, N qui fer oient de la mesmedignité que luy, Louis dir, qu’il croyois, que le Royd’Espagne ne préten-dait pas estre plus que luy; Ny vous ne pretendtK, pat eflre plue que le Roy,mon piastre, répondit Gralla. La repartie d’un Ambassadeur ne pouvoitpasallerplusloift, sans manqueraurespectqu’ildevoit au Roy.

Les Princes ne se doivent point exposer à sesrispostes. ny contraindrel’Ambassadeur de sortir du respect quiestdeu au Souverain; parcc qu’il n’endoit jsoint à celuy qui !e perd pour le Maistrc qui ['employé. Ulefeid,Grand-MaistredeDannemarc,s’estantretiréenSuedc, y fut puissammentprotégé par la Reine, L’Ambassadéurde Dannemarc, pourfaireroir,quece gentilhomme estoit indigne de cette protection, dit un jour à laReine,queleGrandmaistreavoitconverty à sort profit particulier une somme devingt cinq mille escus, que le Roy luy avoit fait remettre, pour en secourirle Roy d'Angleterre dans fa nécessite. La Reine dit, que si le Grandmaistreaíséuroit, qu’il avoit fait payer cette somme au Roy d’Angletcrre, elle l’e»croyroít, & que si ceIuycilenioit,eIiediroit,qu’ilcn avoit menty, 8c que sidouze autres Roys comme luy le disoíent.elle soustiendroit. qu’ilsaroienttous douze menty. Puis que le Roy de Dannemarc nevouloit pas remet-tre le Grandmailtre en la possession de son bien, elle luy en donneroit tant,qu’il n’auroit point de regret à celuy qu’ilperdoit en Dannemarc. L'Am-bassadeur Danois luy repartit d’un ton asseuré, que fa Majesté luy pouvoirdonner la moit éde son Royaume,si elle vouloit, fins que le Roy, son Mai -stre y trou vast à redire; mais que cela n'empefechoitpoint, qu'tlne tinst ZJle-feldpourlt plus lafihe & pour le plus perfide de tout tes hommes. Cela se fit enl an 1 Í 54 . peu de temps devant que la Reine abdiquast, & lors qu'elle nepouvvoit plus disposer de rien; de sorte qu’elle se scroit bien passée de s at-tirer cette repartie.

Antoine Donati , Ambassadeur de Venise à Rome, s'entrete 1 -nartt un jour de discours familiers avec Paul V. le Papc^ qui vouloitrailler ia République, luy demanda, où elle faisoit garder les chartres& les tiltres» qui justifient la possession de tant de villes quelle à dansla Lombardic» & ailleurs en la terre ferme. Donati n’en fut pointsurpris, mais répondit, qu on les trouveroit au dos de la donation deConstantin leGrand, La repartie mit lcPape hors de réplique» en repro-chant au Siégé de Rome une usurpation, dont le Pape vouloit accuser URépublique. 11* n’ayoient rien à se reprocher l'un a l’autre. La République

P z nepos-