Ses Fonctions. Li v., II. izí
permettre aux Milanois de fe venger des outrages qu’iîs cn avoit receus, &employer leurs artnes contre dés vòléitrjs,qút'.n’aVo?e , nípoint , 'd-obcïffance>pourleur General, ny de'respect pòtír {'Empereur m'esine. Charles, qt» 1nestoit pas cn estât de faire l’un, ny dliuhr.eûri souffrir I’atìtre»& IjM'se trait-'va fort offensedelà liberté du harangueur , Ic rénvoyá à GranVelle, àqui'ilfit dire en mefme temps, qu’il luy fift une bonne rèp'rimende. Granvelle’qui en sçavoit fort bien faire, n‘y manqua pâs: mais Archinii 'uy répondis,'que l'Empeieur ne fedevoit point offenser delalt'bérté d u discours, qdeía*sentiment du mailuy avoir arraché, & qw’il estoit contraint d’y ajoustér,qiie'fionn’ydonnojiíordre, les a étions des Milanois ferment bien plu’S fottelHque n’avoienrësté fes paroles. Et comment pouvez: vous joúffnr, dit il à'Granvelle, votuqui avez. la principale àireéhon des affaires de i Empereur^que les excés de quelques voleurs & soldats mutinés ruinent une ville.qui vous,enrichit tous, & qui fait subsister la cuisine la Maison de f Empereur de-puis tant d'années ? udrehinte n’ehFút pas plus mal traître, niais "Estât de''Milan ne s'en trouva pas plus soulagé nou plus, St.on ne pouvoit pas eìnpe-'fcher ces misérables de crier Scdefe plaindre.
Onnefçauroit parler trop dignement de l’hi.foire de Florence deNí-icolas Macchiavel, &neantmoinsj’estimequ’on doit faire de fes haranguesle mefme jugement, que les eferits délicats font de celles, dont quelques-uns des meilleurs historiens défigurent leurs excellents ouvrages. Ce quVn’empefche pas pourtant qu’on ne doive croire, que les Députés, que là 1viiiede MilancnvoyaauComte François Sforze, aprés la paix qu’il avoit'-faite avec les Vénitiens, avoient ordre de luy faire des reproches fort san-glants. lL stoitÎ3eneral désarmée des Milanois contre la Republiquecìè'Venile, & fitdefonGhef un traitté avec elle, aux dépens de la liberté dsll’Estât de Milan,dont il fe fit Prince Souverain. Les Milanois, qui né'pou voient plus douter de son intention, aprés un effet fi visible,Juy envoye- 1rent des Députés, qui luy direnttQut ce que ic juste ressentiment, la rage Sé'le désespoir pouvoientdictér à.des.gens,qui fe voyoient trahis par.ee luy quiles devoir défendre, 8c opprimés par eeluy qui les de volt protéger. II luy.'reprochèrent son avarice, Ion ambition, son o.rguf il, fa cruauté, son ipgra-'titudç, son infidélité, les tromperies, fes trahisons, & tout ce qu’on pou-vqìt dire du plus scélérat de tous les hommes. On n’cn pouvoit pas t’rqpdire, non plus que de Csoleas Lc dç Loiiis le More, fes fils, dont l’un fut tué 1dausfEgliso de S.Estienne de Milan,^c.ì’autré mourut prisonnier a u Cha-’steau de Loches en Touijaínc.
V Ambasladeur ne doit pòint nieler rinsolcnceavec cette liberté,àînlt. n j/. Part, ' . j Q- quê^
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