Ses Fonctions. X-ivìie II. np
ìî 3 jt±ígn.éjde la premierc suspension d'armcs, que les Eststs avoient faire avecles Espagnols cn ì’s.m6oj. fans fa participation, 8c ordonna d feanmndeleur enrcmoigner son ressentiment qui cstoit grand & juste. En la pre-iniereaudiance que ‘feanmn prit, il reprefema le sujet que le Roy avoird’estre fasché de ie voir ainsi négligé parles Estats,aprés les preuves qu’ilsavoient de son affection, & pendant qu’il les secourpi r de sommes si consi-dérables. II y ajousta, que ce n’estoitpas tant la résolution, qu'ils avoientprise dc faire ceffer les hostilités, qui ostensoir le Roy, pois qu’ils jugeoientle devoir faire pour le bien de leur Estât, mais que la maniéré & la formeestoient outrageantes; parce qu’ils n’en dévoient pas faire un secret àcefiiyde tous les Princes, qui prenoit le plus départ à leur bonne ou mauvaisefortune.
Les Ministres, qui font obliges dc cette modération à leur tempéra-ment font heureux, mais ceux qui ne {'acquièrent qu’avec beaucoup de pei-ne, & ensefaisoit violence, pendant qu’ils tafehent de fe vaincre, L débat-tre les vapeurs incommoder d une bile noire ou d’un sang brûlé, méritentbien plus de gloire. Il n’y a personne, quin’ait oui parler des promtitu-desduMarcschal d’Estréc, & quineconnoïïse un Ministre de la mesracqualité, qui negotie depuis plus de quarente ans, Sc qui est encore presen-tementàlatested’unedespremieres Ambassades de l’Etfrope. Onnepeut-pas dire, qu’il ait la cervelle troublée par des incommodités de cette na-•ture: maisilne laisse pas d’.avoirl’eíprit vif, & il est sujer à des émotions debile, dont ses Domestiques ont quelquefois la peine à parer les effets, 5cneantmoins dans les conférences & dans la negotiation il ne se démontejamais. II a une froideur, une égalité & une modération, que ne eschappejamais, en quelque contestation qu’il soit obligé d’cntrer, 8í il sepossedesibien, qu’il n’y a point d’object, qui le puisse tirer dcla route, qu’il s’est pro-posée. pour parvenir à ses sins.
Je ne crains point de donner à la modération lamefine estendtte, quej’3ycydevaut donnéeálaprudence: Sc j ose y ajouster, que c’cst la mcfmcvertu fous un autre nom. Elles ont toutes deux lesmesmes fins & les mes-mesobjets, (^uand je disquel'Ambissadeurdoit estte-«s^/en ses dis-cours: qu’il ne doit ny railler ny offenser personne: qu’il doit estre modéré. en sadepense, 8c ne se point rendre ridicule par ses profusions, oupar la va-nité de ses habits,ouparle nombre excessif de Domestiques,ne dis je point,-qu’il doit estre sage Sc prudent.' 1 Quand jedis, qweles emportements, quifont si contraires à hmoderation, lont les cscueils qui font eschoiier sa ne-gotiation, & qui font faire naufrage à sa réputation, ne dis je point que laprudence luy doit servir de guide en toute sa conduite ? Ii,y a environ trente
//. Part . R ans,