$£'s' FoNCTrONS. Liv. II. IJJ
Kssime.qtiiestantfortydefoncabinetfur le bruit, commanda à Wranguelde se retirer: mais il dit D'Avattgour, quil sortoit des termes de son Mini.ftere & de la modération. Qu’elle devoir estre inséparable de somcaractere,.&quécen’cstoitp3S à luy às’emporter,&à avoir recours aux armes, poursoustenir les interests de ion Maistre. Apres que le Baron fe fut retiré,lePrincéne laissa pas de loìicrleZele,que ceMinistreavoit pour ie service deson Roy.
Le Roy de France avoit donnç sa protection aux Barbcrins contre lespersécutions du Pape Innocent, & avoit faitfaire la paix entre eux & lesPrinces St Estats d’ítalie, qui avoient pris les armes pour le recouvrementdu Duché de Castro. La Rèpublíq.ue de Venise, qui estoit de la Ligue, ..avoir fait saisir tour le revenu, que les Barbcrins avoient dans l’Estat de Ve-nise: &bienqu’aprésia paixleSenatlesdeust remettre en la possession de oleur bien, il n'en faisoit rien cependant, Lc recevoir aveoassés de froideur Lcd’ihdisserence les offices, que te Roy faisoit faire pour leur resta h Irise ment.
Le Preftdentde Gremonvtlle, qui y estoit Ambassadeur, ayant receu ordre defaire enfin fixer les réponses vagues &inccrtaines, qu’on faisoit à sesinstan-ces, en pressa îeScnat si fort, que celuyci consentira la mainlevée. II estoitobligé de la donner en vertu du traitté, & neantmoins il le fit si tard, & de simaïivaife grâce,qu’on voulut persuader à ^Ambassadeur, que s’il nefevou-loit point ressentir du mauvais procédé du Sénat, il devoir du moins s’abste-nirdelujen faire compliment. U répondit, quec’estoitau Roy,son Mai-ftre,àfatreconnoistreàl'Ambassadarrdc Venise, que le Sénat auroit bienpu en user d’une autre maniéré qu’il n’avoic fait; mais pour luy, qu’il nevoty-loitpas manquer à cé qu’il devoir à la modérât ton &à la civilité: A résolutdefaireuncompliment au Sénat.
Je dis encore, que puis que ta modération doit entrcr.en toutes.les par-tie; des actions de l'Ambassadeur, on luy peut donner la mefme estendue,quej’ay eydevant donnée à la prudence, & on peut dire, que c’est une rete- ,niie, dont il doit accompagnez toute fa conduite. II doit estre-fort jaloux,
& extrememçnt scrupuleux à I égard des honneurs qu’on ne luy peut refu- ,fer, comme au représentant d'un Prince Souverain; mais il ne doit pointdonner dans i’extravagance, ny prétendre des honneurs, qui ne sont deusny à fa personne liy d son caractère. 11 peut prendre rang fur un Prince, qui ,bien que fórty d urìe Maífpn Souveraine,est Revenu sujet d’un autre Prince/, !Souverain: mais iìneledoit point disputera un Hqp.vprain. Les Princes .des , ;Maisons de Savoye& de Lorraine, qui fe sont establis en France, qui parmaniéré de-direy ont pris racine, & qui font effectivement sujets, ne peu-vent entrer en compétence ayee les Ambassadeurs des Couronnes. J’en
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