Band 
Seconde partie.
JPEG-Download
 

14 *. L’Ambassaíjeur et

,, non pour avoir cíperé, oupiustost s’estre promis» qu’il pourroit faire„ quelque* pratiques parmy eux, en y ejpanchant chacun at* quelque notable„ somme,pouclcs changer, & faire retourner d’où ils font sortis. Or il,,riy a point de meilleur moyen, outre labonnc&fage conduite del’Estat en„ générai, sinon que fa tJMajeste' oblige des Serviteurs,pour s’opposer à tellei„ pratiques (st corruptions : en quoy un efcu venant d elle servira pour les con-,,server, (fi rendreajsettionne's a.s* Couronne, plus que cent du Roy d’Espa-» gne,pourlesatcirerà luy. S’estant acquis desTe-rviteurs» & dressé despratiques durant quelque temps, si fa Majesté désiré quelque chose de,, plus.il s’en faudra alors découvrir.

Le Roy en faisant réponíê à cet article de l’instruct ion de Jeannin, dit:„ C’estl’intention de sa Majesté, & le soin qu’elle veut avoir, de conserver,„ voire accroirtre à l’avenir, autant qu’il luy fera possible, la creance&l’au-„ torité, que l’assistance qu’elle a donné aux dits Estats, & fa biéhvueiflance„ luy ont acquises cy devant parmv eux, tant pour avoir moyen de conti-„nuerà leur bien raire, & rendre ses Conseils mieux receus deux, que,,pour le bien & avantage que son Royaume en peut aussi recevoir, & les„ autres bonnes raisons, espérances & considérations,que ledit Sieur Jcan-„ nia luy a fait represcnter par ledit Sieur de Préaux. Pour ce íàhcfadite„ Majesté a advtfe d employer par delà la somme de cent mille livres en pen-,, fions (st bienfaits, pour estre départis par ledit Sieur Jeannin ; soit par for-„ medepension annuelle, ou dedongi atuit à ceux, qu’il jugera dignes dq„ telle gratification, & avoir pouvoir de servir sa Majesté. Au moyen de-,,quoy ledit Sieur Jeannin pourra, en vertu du présent mémoire, qui est si-„ gné de fa main, Lc contresigné par son commandement,'promettre &ac-,, corder dés àpreíent, & devant qu’il parte du pais, les dites pensions Sc..«bienfaits, jusques à la concurrence deladitc somme, en la forme qú’il ju-„gerala meilleure: siiMajestés’cn remettant entierement à fa prudence &„ loyauté. Seulement il sçaura, que sa Majesté a loué & approuvé le pro-„ject, que ledit Sieurde Préaux luy a apporté, qu il a desja fait pour le re-,,gardde!aqualité&condition des personnes, fur lesquelles il a jette Ics„ yeux pour cet effet, qu’il conviendra'traitter & favoriser selon le mérité &„ le pou voir d’ice’IIes, entre lesquelles il íèmble á fa Majesté, que l’on ne», doit obmettre à faire une offre au Prince Maurice par forme depenfion ou„ de don qui soit digne de luy, quand bien on íçauroit qu’il ne devroit l’ac-,, ceptcr, afin de luy témoigner de plus en plus l'estime que sa Majesté fait„ de luy: l'on juge qu’elle ne peut estre moindre de trente mille livres.„ToutcFois sadireMajesté le remet au jugement du Sieur Jeannin, cor»-», me elle fait tout ce qui concerne íenticre distribution desdáts deniers, à