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Seconde partie.
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l;8 Lé A MBASSADEUR ET

Jc devois mettre au commencement de cette Section ce quïen fera lafin; fçavoir que í’Ambastàdeur'est obligé de rendre compte en sespremie-res dépcfches cie .'a réception qu’onlny a faite en arrivant à la Cour, ou ildoitn-gotier: fur tout fi on luy a fait des honneurs extraordinaires. LePrésident feannin<é\t dans la lettre qu'il eferivit au Roy le 23.Maji 1607.quele Gouverneur & leMagistratde Vlilfingueravoicnt receu au port, qu’onl’avoit salué de vingt coups de Canon, Sc qa’il avoit trouvé la garnison sousles afmesSsên h'á'ye, depuis la porte jusques à son logis. Et dans celle du29.durnesme mois il eferit, que par toutes les villes, où il avoit pafié, leMagistrut l’avoit visité, & que le Prince Maurice, avec sept Députés desEstatsi’estoit allé recevoir dans un village, qui est à une demy lieue de lxHaye. Le Roy Henry IV. en faisant réponse àd’autres lettres, dit que celuy a esté une grande satisfaction d’apprendre par íes dépesches, les civili-tés,que les Magistrats de villes de Hollande qu’il avoit esté voir,luy avoientfaites, austî bien quclareconnoissance,qu’iis témoîgnoient avoir des bien-faits qu’ils avoient rcceus de la France. Doffat n’obmct pas une desparti-

cularetés de la réception, qu’on luy fit lors qu’il fut à Venise & à Florence dela part dumesme Roy, & ne manque pas de parler des présents, que la Re-pyblique Sc le Cran-Due luy firent. Ce qui est d’autant plus nécessaire,que ces honneurs ne se font au Ministre, que pour faire voir la considéra-tion que l’on a pour le Maistrc : mais ce qu’il eferit au sujet de ce qui a estédit dans cette Section, en fa lettre du ié. Janvier if97. mérité une réflexiontoute particulière. Villeroy luy avoit eícrit, qu’on avoit donné advis à laCour, que les Cardinaux Sforzc & Aqua vi va alJoicnt entrer dans les inter-dis d’Eípagne: à quoy il répond en ccs termes. Ceux quivous ont eferit,que le premier avoit pris le purty d’Espagne, & que f autre en voulait fatre au -tant, me te firent dire en rncfme temps, (fi je l’oiits dire à d'autres. Maie enchose qui ne presse point, (fi ou tl riy a aucun danger à attendre un peu, pour£ en éclaircir, je nay point accoutuméde me hafier à vous en efirire, (fi mef-mement s'il s’agit de vous donner mauvaise impression de personnes d'hon-neur, (fi de vous mettre en allarme , Aprés avoir justifié les intentions dc ccsdeux Cardinaux, il y ajouste. f’tusse cfliméfaire quelque dejfervice à faMajesté, fi fans quelque bon fondement je luy euffe donne à penser mal, & àfe déper de luy, (fi de t autre précédent : (f melme que je craignais, que par de-là on ne s'en laiffaft entendre quelque chose , qui pust parvenir à leurs oreille /,(fi qts iln y a chose, dont eux, qui font généreux (fi magnanimes, s'irritassentplustofi, que si!s sevojotent mejenu & méconnus de vous & de moy,pour au-tre chose quils ne font, devons c fer ire les choses qui fie disent, que je ne croypoint, ou que je fçaiseftre faujfes, & vous en mander les réfutations, etne se-