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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Livre H. \&<y

lieu tiers avec le Nonce, & avecd’autres Ambassadeurs, le Nonce prenoitbien la premiere place» mais Contartm ne prenoit la sienne qu'aprés ccux-cy,& non immédiatement aprés le Nonce. Etaux occasions, où les Prin-ces & les Estats de I'Empire envoyoient une députation aux Médiateurs, enla présence des Ambassadeurs derEmpereur& du Roy de France, les Dé-putés saliioientpremíerementle Nonce, & aptes eux les Ambassadeurs del’Empereur&de France; mais celuy de Venise le dernier. Les Ambassa-deurs des Couronnes font honneur au Médiateur, si son Maistre est de lamesme dignité que le leur. Au Congrès de Breda ils cederent tous auxAmbassadeurs de Suede. Mais comme les Roys Chrcstiens ne considè-rent sEmpcreur que comme leur premier, les Ambassadeurs, qui font de lapart du 'Roy de la Grande Bretagne à Nimmegue, prétendent que l’Evesquede Gurc & ses Collègues , Ambassadeurs de 1‘Empereur t ayent la mesme défé-rence pour eux. lis disent, qu’iis ont ordre exprès pour cela du Roy leurMaistre, & leur diffèrent fera d’autant plus difficile à ajuster, qu'st n’y a pointde milieu à ptendre,& qu’ils ne fe peuvent soumettre à l’arbitrage tTun tiers:parce que pas un Roy ne voudra s'en remettre auPape, & tous les autresPrinces y font intéressés. Cequ’ilyadcplus fafebeux en cela est, que léRoy de la Grande Bretagne, le prenant de cct air, pourroit aussi tramer le sPrinces d’Allcmagne commerËmpereur les trame.

Bien que l'Ambassadeur de Venise fust considéré & honnoré à Mun-ster comme Médiateur, neantmoins le Nonce pretendoit que cette qualitén’estoit délié qu’aluy,.parce que les Catholiques n’avoient point demandéd’autre Médiation que celle du Pape. Il diíbit, que ses brefs ne parloientpas d’un autre Médiateur, &quemefmes les lettres de creance deContari-ni ne portoient autre chose, si nonqu’iIassisteroitleNonce en cette nego-tiatíon, & que fur la premiere ouverture que la France avoir faite, d'y ad-mettre les Vénitiens, ceuxcyavoientemployélcursamisà Vienne, à Paris&à Madrid, afin de se faire agréer. Et de soir il n’y avoit quele Nonce, 'àquiou adresíoittous les escrits, lespropositions, les réponses & les répli-qués, Lc.il les gardoit chezluy : c’estoitduy qui.les communiquoit aux par-ties, Lc qui signoic seul les réponses. II n'alloit jamais voir l'Arnbassadeurde Venise pour des affaires de cette nature; maïs illesoifoít venir chez luv.

Il ne permertoit pas non plus que l’autre sign.ist aucune chose avec luy, Scs’i! luy communiquoit quelque piece, cen’estoitqu’une copie,que la signa-ture de son auditeur ou de son8ecretaire, ou bien le sceau d ela Nonciaturerendoit authentique,; de sorte qu’itpaflsoit presque feus pour Médiateurauprès des Catholiques. Les Plénipotentiaires des Princes Catholiquestenoient leurs conférences danssshostd du Nonce, âpres avoir obtenu de

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